Voir aux Notes additionnelles
qu'elles occasionnent en se renouvelant. C'est par la plaie même qu'elles s'effectuent, mais peut-être aussi peuvent-elles faire irruption par une autre voie, sous forme d'épistaxis, par exemple. Toutes ces hémorrhagies cèdent avec une extrême facilité au sulfate de quinine.
L'érysipèle s'est montré plusieurs fois sous la forme intermittente; les plaques érysipélateuses apparaissent en même temps qu'une fièvre à type palustre très manifeste et disparaissent avec la fin de l'accès fébrile, le tout cédant au sulfate de quinine.
La douleur a été quelquefois le seul symptôme envahissant le foyer traumatique avec le type intermittent ou rémittent; elle cède à la médication quinique.
La marche des lésions traumatiques est presque toujours modifiée par l'invasion des accidents palustres. Cette influence peut être tardive. Une plaie qui jusqu'alors a présenté un bon aspect et marché régulièrement vers la guérison, change d'aspect à la suite de la manifestation intermittente; elle devient blafarde; ses [bords se tuméfient; la suppuration s'altère, diminue ou se tarit; la membrane granuleuse se sèche et les progrès vers la cicatrisation s'arrêtent aussitôt. Le sulfate de quinine fait disparaître la fièvre; la plaie reprend son aspect primitif; toutefois, la guérison définitive est souvent retardée.
Sous l'influence du paludisme, le tétanos peut se montrer sous forme d'accès.
L'intoxication peut amener au foyer de la blessure des complications non intermittentes graves, telles que la pourriture d'hôpital, la gangrène,l'ulcère atonique et peut-être même l'infection purulente.
DE L'IMPALUDISME
DANS SES RAPPORTS AVEC LES LÉSIONS TRAUMATIQUES Par M. MORIEZ1