I. DE LA FIÈVRE
La manifestation la plus commune, sans contredit, de l'intoxication palustre, est la fièvre qui, dans cette maladie, se montre avec ses caractères typiques. Les trois périodes de frisson, de chaleur , de sueur, ne sont nulle part mieux accusées qu'ici ; en outre, le retour des accès est toujours périodique ; de façon que, toutes les fois qu'on voit ces deux éléments réunis, accès fébriles complets et intermittence régulière, on n'hésite pas à accuser l'impaludisme. On peut prévoir, d'après cela, que l'accident palustre qui complique le plus fréquemment les lésions traumatiques, sera la fièvre. C'est, en effet, ce qui a lieu ; et chez les blessés, comme chez les opérés qui ont des antécédents paludiques, il faut toujours reclouter cette complication. Nous avons déjà cité la com-