Mazzoni. Congrès médlc. internat, de Paris, 1867, p
munication de Mazzoni au Congrès de 1867. L'opinion qu'il exprimait est celle de tous les praticiens des pays à malaria1.
Nous trouvons dans un livre récent de sir James Paget, un passage qui ne saurait laisser de doute à cet égard : « Les sujets qui ont la fièvre intermittente supportent les opérations aussi bien que les autres, toutes choses égales d'ailleurs ; mais pendant leur convalescence ils pourront vous inquiéter par l'apparition d'un ou plusieurs accès fébriles tout à fait semblables à ceux qui précèdent la pyohémie. Bien plus, si un malade a eu autrefois la fièvre intermittente, et que, même plusieurs années après, vous pratiquiez une opération sur lui, la fièvre intermittente peut le reprendre peu de temps après le traumatisme, ou une perte de sang, ou tout autre accident qui lui sera survenu. J'ai si souvent fait cette remarque, que toutes les fois que j'apprends que des frissons intenses ont suivi une opération, je m'enquiers des antécédents au point de vue de l'impaludisme, et j'ai parfois trouvé que le malade l'avait tout à fait oublié à cause du long espace de temps qui s'était écoulé depuis qu'il en avait souffert2. »
Il est un état qu'on rapproche volontiers des cas de traumatisme opératoire : c'est celui des femmes en couches, et cette assimilation est très juste, parce que la femme en couches est bien réellement une grande blessée. Eh bien, il n'est pas rare de voir des fièvres intermittentes venir compliquer les suites de couches dans les pays à malaria ou chez les femmes qui avaient eu jadis des fièvres. Pour les accouchées habitant le milieu miasmatique, la chose est généralement reconnue, et les observations ne manquent pas.
Godinat 3 en cite quelques-unes, et Duboué 4 en rapporte également (Obs. VIII, IX, X) qui paraissent parfaitement concluantes. Pour les femmes qui n'ont plus de manifestations palustres depuis longtemps et qui accouchent dans un pays salubre, le fait est