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MALADIES VIRULENTES

La syphilis est la seule de ces maladies qui ait fixé l'attention des auteurs. Encore, si nous exceptons un seul fait, peu significatif d'ailleurs, que nous avons trouvé dans l'ouvrage de M. Bazin sur la scrofule, ne trouve-t-on que des assertions et point de faits. Voici le passage de M. Bazin : « Quelques-uns d'entre vous ont été à même d'observer, à notre consultation, une éruption papuleuse de nature évidemment syphilitique, que le malade sur la nuque duquel elle

s'était développée, attribuait au frottement de son collet d'habit. Assurément, le frottement tout mécanique d'un collet d'habit ne saurait engendrer la syphilis, mais il peut très bien favoriser, sur un point déterminé du corps, la sortie d'une éruption spécifique » (Op. cit., p. 69.)

Quelle peut-être l'influence de la syphilis sur les plaies? C'est une opinion répandue dans le vulgaire, et que partagent bien des médecins, que la cicatrisation se fait mal chez les syphilitiques. Bien des fois nous avons entendu Miction, lorsqu'il voyait une plaie prendre un mauvais aspect, demander au blessé s'il avait eu la vérole. Est-ce à dire pour cela que cette plaie prenne le caractère spécifique? Nous n'avons pas le droit de résoudre la question. Hunier, après avoir avancé que l'altération du testicule et des vésicules séminales par la syphilis, que la production d'un fœtus vérole, sont des hypothèses sans fondement, ajoute : « Autrement, chez un sujet atteint de syphilis constitutionnelle, aucune surface de sécrétion ne serait exempte de gonorrhée, toute plaie serait un ulcère vénérien. Contrairement à toutes ces idées, les sécrétions sont les mêmes qu'auparavant, et, si une plaie est produite dans une partie saine par toute autre cause que l'affection syphilitique, celte plaie n'est point, vénérienne, et le pus n'est point vénérien, bien qu'il soit sécrété du même sang que le pus des ulcères vénériens. » (Œuvres compl, t. II, p. 519.)

Nous joindrions au témoignage du grand chirurgien anglais celui de Richerand, si nous ne trouvions dans ses écrits deux assertions contradictoires. (Richerand, Nosographie chirurgicale, 5e édition, t. I, p. 385 et 465).

Les auteurs du Compendium de chirurgie s'expriment de manière à ne pas laisser de doute : « L'existence de quelque vice, tel que le scorbutique, le vénérien, peut retarder ou même empêcher le travail de la cicatrisation, et la plaie, dégénérant en ulcère, offrir l'aspect qui caractérise ces diverses sortes de cachexies.» (Comp. de chirur., t. I, p. 314.)

Nous voyons, dans le Traité de pathologie externe de M. le professeur Nélaton, que la syphilis s'oppose à la consolidation des fractures quand elle a produit une altération de l'os dans le point fracturé.

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