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Communiquée par M= Védrènes

"2. Communiquée par M. Védrènes.

ment de Constantine) couché au n° 18, salle Saint-Nicolas, service de M. le professeur Bruch.

Pas d'antécédents morbides. Bonne constitution, tempérament sanguin. Habile Alger depuis sept ans. Fièvres intermittentes tierces, il y a un an, à Djidjelli. La rate, encore hypertrophiée et facilement accessible au toucher, est douloureuse à la pression. Le foie paraît avoir son volume normal.

20 juillet, tumeur fluctuante assez volumineuse, siégeant au niveau de l'articulation sterno-costo-xyphoïdienne droite. Au niveau de l'appendice xyphoïde, dépression douloureuse au toucher, due sans doute à une lésion de ce cartilage. Une ouverture pratiquée à l'endroit le plus déclive donne issue à 400 grammes de pus, mêlé d'un peu de sang. Drain, cataplasmes.

Le 23, accès fébrile complet débutant à une heure du matin. T. 39, pouls 100. Sulfate de quinine 1 gramme. Potion calmante.

Le 24, on change le drain; il sort une grande quantité de sérosité sanguinolente.

Le 25 et le 26, pas de lièvre, nuit bonne.

Le 27, l'accès est revenu plus intense que le premier. T. 39°3, pouls 120; état saburral, constipation. Sulfate de quinine 1 gramme; sulfate de soude, 35 grammes; vin de quinquina, 125 grammes.

Le 28 et le 29, pas de fièvre.

Le 30, accès moins violent. La rate, indolente, reprend ses limites normales. T. 38°7, pouls 100.

Le 31, abcès presque fermé; la fièvre n'est pas revenue.

Le malade sort guéri le 10 août.

Obs. VIII. — Paludisme latent depuis deux ans. Ouverture d'un abcès chronique ; retour de fièvre quarte. Sulfate de quinine. Guérison

F... Jean, d'Iviça (Baléares) 27 ans, terrassier, de tempérament lymphatique, entre à l'hôpital civil le 13 juillet pour une tumeur du ■dos. Habite Alger depuis six ans. Il y a deux ans, fièvres intermittentes à type quotidien, au pont de l'Arrach, endroit très marécageux, où il travaillait aux terrassements. Pas d'autres antécédents.

Depuis cette époque, douleurs lancinantes localisées dans la région dorso-lombaire, au niveau de l'articulation de la septième côte. On trouve là une tumeur de la grosseur du poing, fluctuante et indolente, et qui existe depuis deux mois. Hypertrophie considérable de la rate et du foie.

Le 14, ponction avec l'appareil Dieulafoy. On retire 200 grammes de pus bien lié, inodore.

Le 16, on agrandit l'ouverture avec le bistouri; il s'écoule un pus abondant, rougeâtre. Drain à demeure ; lavages phéniqués.

Le 17, accès de fièvre bien caractérisé à 2 heures de l'aprèsmidi; rate douloureuse. T. 39°5, pouls 120. Sulfate de quinine 1 gramme, vin de quinquina 125 grammes. Lavages phéniqués plusieurs fois par jour.

Le 20, nouvel accès qui dure six heures. T. 38°9, pouls 100.

Le 21, 22, 23, apyrexie; écoulement de pus séreux.

Le 24, l'accès, revenu à la même heure, a duré moins longtemps. T. 38° 4, pouls 100. Sulfate de quinine, 1 gramme.

Les jours suivants, apyrexie. Le 28, la poche est complètement vidée. La rate n'est plus douloureuse, son volume est normal. Lavages phéniqués.

F. sort guéri le 4 août 1881.

Obs. IX — Paludisme latent depuis quatre ans. — Plaie de la main. Retour d'accès fébriles intermittents à type irrégulier ; sulfate de quinine, guérison.

D... Armand, quarante-huit ans, jardinier, entre le 16 juillet 1881, salle saint Nicolas. Né à Paris, D... a habité Alger, Belle-Fontaine et l'Aima, où il eut les fièvres palustres, il y a quatre ans.

Déjà, en 1860, il avait eu à Relizane, et gardé près d'un an les fièvres intermittentes quotidiennes. En 1867, fièvre typhoïde; en 1870, attaque légère de rhumatisme; actuellement, rate hypertrophiée, douloureuse à la pression.

Le 9 juillet 1881, morsure à la main gauche par un chien qui, observé pendant une semaine, fut déclaré n'être pas enragé. A la face dorsale de la main, quatre petites plaies ecchymotiques. Le lendemain, avant l'entrée à l'hôpital, accès fébrile très intense, avec les trois stades habituels.

Le 19, l'accès revient de une heure de la nuit à dix heures du matin. T. 38° 7; pouls 100.

Le 20, pansement phéniqué, sulfate de quinine un gramme, vin de quinquina 125 grammes.

Le 21 et le 22, apyrexie.

Le 23. accès : frisson très violent, stade de chaleur durant trois heures; T. 39e 2, pouls 120.

Les jours suivants, pas de fièvre.

Le 27, l'accès a duré moins longtemps. T. 38° 2, pouls 100.

Depuis, apyrexie ; rate insensible au toucher. D. sort le 5 août guéri de sa morsure et de sa fièvre.

Obs. X. — Paludisme ancien; longue guérison apparente. Fracture compliquée de jambe. Retour de la fièvre; récidives fréquentes, cicatrisation lente de la plaie.

G. peintre, 31 ans, né à Alger. Forte constitution, pas de maladies héréditaires. Dans sa jeunesse, fièvres intermittentes à type tierce. La rate ne dépasse pas le rebord des fausses côtes; foie normal. Le 21 novembre 1879, G... tombe dans la rue et se fracture les deux os de la jambe gauche ; les fragments font à la peau une plaie énorme. A l'hôpital de Mustapha, on met le membre fracturé dans une gouttière; irrigation continue. Le lendemain, accès fébrile complet. T. 39°3, pouls 120. Potion avec chloral 2 grammes, sulfate de quinine un gramme. La plaie suppure beaucoup ; la température reste à peu près normale.

Le 25,on résèque le fragment supérieur du tibia et du péroné; on maintient le membre dans la gouttière.

La fièvre est revenue le 4 décembre, avec un frisson très intense. Le malade souffre beaucoup de la région splénique. Sulfate de quinine 1 gramme par jour, suspendu le 10 janvier, les accès n'ayant plus reparu depuis le 5 décembre.

Le 14 janvier, on enlève deux esquilles. La cicatrisation est très lente; la suppuration diminue; bon aspect des bords de la plaie.

G., quitte l'hôpital le 25 avril 1880 pour se faire soigner chez lui, mais il ne tarde pas à y rentrer, les fièvres étant revenues au bout d'une semaine avec le type tierce bien caractérisé.

Le membre gauche est raccourci d'environ 4 centimètres, le traitement quinique est institué pendant huit jours consécutifs. On le suspend, mais, deux jours après, les fièvres reviennent avec une grande violence, et durent jusqu'à la fin de mai.

Au 15 juillet, G... marche avec des béquilles.

Sa plaie s'est transformée en un vaste ulcère actuellement en voie de cicatrisation.

Obs. XI — Paludisme latent depuis quelques années. Ablation à"une tumeur de la région temporale, retour de la fièvre, sulfate de quinine. Guérison.

L. Dup... 50 ans, cuisinière, délicate, lymphatique, réglée à 22 ans, a eu un seul enfant qui est maladif. Fièvres intermittentes il y a quelques années, aux environs d'Alger. Pas d'autres maladies

sérieuses. Quelques rhumes contractés en Normandie. Le foie ni la rate ne paraissent volumineux.

11 août 1881. L.D. entre à l'hôpital civil pour une tumeur grosse comme un œuf de poule, indolente et assez mobile, siégeant depuis plus de 15 ans à la région temporale gauche. On diagnostique un lipome.

On enlève, en la séparant des tissus sous jacenls avec le doigt et la sonde cannelée, la tumeur qui, malgré sa mobilité apparente, était très adhérente par sa base dans la fosse temporale. Les artères sont liées, mais on a peine à arrêter l'hémorrhagie en nappe. Pansement de Lister.

Dans l'après-midi, grande ecchymose sous-conjonctivale et palpébrale. Le lendemain 12, accès complet qui dure 6 heures. T. 39° 2. Pouls à 130.

13. Nouveau pansement. L'ecchymose persiste. Pas de pus, lèvres de la plaie bien affrontées. Sulfate de quinine, 1 gramme; potion avec 2 grammes de chloral; vin de quinquina, 125 grammes.

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