‹ Mémoires de chirurgieChapitre 75 sur 209 · Leclère, thèse cit., p · texte numérisé non relu

Leclère, thèse cit., p

homme, bien constitué et vigoureux, n'est cependant pas très bien portant depuis un an; son embonpoint est au-dessus de la moyenne, ses yeux sont injectés et présentent une teinte subictérique, il a peu d'appétit; le matin il a des étourdissements, et vomit souvent une matière filante et blanchâtre ; il se plaint aussi de quelques douleurs à l'estomac et d'inquiétudes dans les jambes. Dix jours après son accident, sous l'influence sans doute de l'inflammation, et peut-être aussi du froid qu'il avait éprouvé dans la journée, il fut pris la nuit, dans les membres et dans les flancs, de douleurs assez vives pour lui faire jeter des cris.

Ces douleurs étaient fugaces, sans localisation très manifeste, la pression ne les augmentait ni ne les diminuait, et le malade avait en même temps une surexcitation nerveuse remarquable, qui lui arrachait des larmes. Sous l'influence de frictions narcotiques et de 10 centigrammes d'extrait thébaïque dans la journée, ces symptômes cédèrent promptement, pour revenir encore huit jours après et céder de nouveau à la même médication. Enfin la cause occasionnelle, le traumatisme, ayant disparu, ces phénomènes d'hyperesthésie ne se montrèrent plus.

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