‹ Mémoires de Chodruc-Duclos;Chapitre 38 sur 84 · PILE ET FACE · texte numérisé non relu

PILE ET FACE

deurs. Chaque époque mémorable, Chodruc-Duclos l'avait saluée dans une étiquette différente. On lui avait attaché ses langes pendant que Rohespierre et Mirabeau oousaient le suaire de ia monarchie. II avait pris l'uniforme de la milice nationale, dès que le drapeau républicain s'était déployé sur Lyon. Il avait endossé le frac soyeux du riche et luxueux désœuvrement, alors que le Directoire, chawant les tempêtes de laTeirou-, avait r^attdnqociqBe sera* nité «HT la &ce de b Fnnocu Tour à tMMT il s'était revêtu de l'h^t^e soldat et dellhabii,depriaoAfiéer,quaa^ai^ dûraitfitQar avait eovekfpé l'Eiuope.

 JOtUe heare oik il voit: mie ère aoovclle se déftRder autour de lui, à cette heure où ilseaoEttdéeoMâlfi^ tousses

HLE ET tktÈ. S

^leiens et magnifiques rayons^ t[ad vêtement sera d'à-pi'0|K>s, quel costume sera le sien?

Gardera-t-i! son frac él^aat^ pour rappeler l'intrépide muscadin bordelais, joyeux et inséparable camarade du jeune Peyronnet ?

Reprendra-t-iisonuaiforflae de Lyon, de la Vendée, afin de pouvoir étaler les taches de ^ang qtiî s'y sont imprégnées?

Ou bien adopterar-t-il sa veste de Sainte-Pélagie, de Vincennes, de l'Abbaye, de Bicêtre, comme un flétrissant martyrologe ?

ï^i cé costume, ni ceîui-Ià, ûi Fappareiî de Topulenee, ai fVppareil de ' la

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gloire; mais ]a livrée de ce qu'il y a de plus honni dans ce monde, le vêtement delà misère,

Les haillons!

Les haillons, au travers desquels on devinera encore l'altière supériorité, mai» sur lesquels on lira du- moins l'infimité sordide qui a délaissé.

Place donc à ces haillons sublimes, place à cette significative et magnifique indigence! Place à Chodruc-Duclos, l'homme dégaenillé, l'homme à la longue barbe, le maître du Palais-Royal et le flagellateur des maîtres suprêmes.

Place, car voici qu'iLentre en sa seconde vie, si loin de la première! Place

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