‹ Mémoires de Chodruc-Duclos;Chapitre 39 sur 84 · PILE ET FACE. S · texte numérisé non relu

PILE ET FACE. S

au malheureux Job, qui s'est levé parce que la main de Dieu était venue sur lui, parce que les quatre coins de sa maison avaient été frappés par un grand vent du désert; au malheureux Job, qui s'est pris à déchirer son manteau, disant: " ■

— Je suis sorti nu du sein de ma mère, et j'y retournerai nu.

Place à Job-Duclos, qui, ne se voyant pas reconnu par ses amis, a répandu de la poudre sur sa tête! Place à Job- Duclos, qui ne s'est point assis à terre, gémissant sept jours et sept nuits; mais qui s'est promené par la terre , ne gémissant qu'au fond de son âme, pendant dix-sept années! Place à Job-Duclos, car ces deux hommes sont frères, car

« ou EX FifZ.

d^ix noms ne sajuaieiu être plm justem«n| «ccoi^kés, car le récit et le cri de ces deux grandes infortuaes peut se dire par le même langage; ait ù vous c<Hiks«»teK k Ëûre bake sar les Uml>fis desdetix;c)MsteA«i«iparcouFiies par Qiodruc-Duclos, tous trouveras avec nons -^ bizarre et curieuse coïacideDce ! — toute l'histoire de Duclos enfermée dans l'histoire de Job; et, vous mettant à la place de Job-Duclos et vous acheminant sans rélâche sur cette dalle de son palais, vous crierez comme notre Job d'hier devait s'entretenir dans Tamertume de son âme :

<■ Que le Jour où je Ba(|nis périsse ! Car me& amis m'ont manqué commue un tornent, et je pleure détruit Dieu ! '■

CHODRUC-DUCLOS.

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