‹ Mémoires de Chodruc-Duclos;Chapitre 59 sur 84 · CHAPITRE XXt · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXt

(atOQDËMITAIIŒ.

Depuis que k révolution d^ juiUet eut biai voulu prêter aide a ma veu^eance , ^'avais 'porté nies lambeaux un peu moins d^guenilles, sans ,pour cela consentir à:l«iu'«}>dicatioD. Je commentais. à croire ijuela <|ivilisation marchait, et que mes promena^^itoUtaires seraient moins troublées à l'avenir^ bi^squ'au mois de juillet! 838, je fus appelé au parquet pour la plus stupide et la plus impossible des préventions qui pAf m'êlre adressée.

IW UÉHOIRES

— Que me veut-on encore? demandai'je au juge dlnstructîon.

— Vous êtes accusé d'avoir en plein jour outragé ime jeune fille de dix-sept ans dans les galeries du Palais-Royal, et de Tavolr trappée ainsi que deux en£iats qu'elle accompagnait.

Je bondis sur une chaise; puis, me remettant de mon indignation , je me pris à rire de pitié :

— Il n'existe d'outrage, répbndis-je à l'homme de loi, que la gratuite ignominie dont vous ne craignez pas de m'accabler... Ma Vénération pour ]es jeunes filles est un culte , ma tendresse pour les éofents est la plus pieuse des adorations; et cependant, lorsque je n'ai déjeuué ni dtoé, je ne les approche pas dans la crainte de déflorer ces pures et fragiles fleurs... On veut me tuer par la prison ou par labomination publique... eh! que ne prend-w) un fusil ! ce serait plus généreux, ce serait moins hypocrite. . . Tout cela, monsieur, des querelle!

ferons beauc

DE CHODRUG-DUCLOS. 185

Je ne descendis pas à un mot de plus pour ma justification. Il me fut infligé, par dé&ut, i6 francs d'amende et un mois d'emprisonnement.

1.,es misérables!., mais non, jene les mau-^ dis pas, je les plains, et leur souhaite de n'avoir jamais à se reprocher plus de remords que moi.

Une autre fois ils m'ont ftiit arrêter, à propos encore, et toujours, de morale publique iosultée par mon costume. J'ai dédaigné d'entr'ouvrir les lèvres pour en feire tomber une - seule parole : je vois trop clair que tout cela est un parti pris, et la meilleure opinion que je puisse mnnifester sur leur compte, c'est que ce sont de grands marmots qui veulent se dësemmailloler, se divertir, s'amuser de loin en loin, se mettre un hochet sous les dents quand les dents leur font mal.

Pour bannir loin de nous ces réflexions si pénibles jusque dans leurs hypothèses les plus indulgentes, laissez-moi dore ce chapitre — que je vous devais coiume une phase de mes plus ' profondes et plus iniques souffrances — par

186 MiUOWiS

une conplainle n}ù courut PanU à J'<^|NM|ue

de ma première ooDdamBation.

L'hoonear de la oompkàfite ne ne j«v»> nait-il pas? Fualdès et Papavoine avai»t bten eu h leur.

DE GBOBKmrO(JCïX)S.

G0UPLAINT£

Page 1