DE CH(H>RUC-DUCLOS
alors qne l'immobilité est saisie du mouvemeat ! Sur cent mille personnes qui passaient quotidiennement à mes côtés, deux, trois, quatre au plus me tendaient une main secourable : j'étais pour les autres un objet de dé' goût et peut-être de mépris. Eh bien I si vous disiez, vous, propagateurs soudoyés des vérités utiles, que Chodruc-Duclos est mort daas la rue, a été porté à la Morgue, les cinq sixièmes de la population de Paris assiégeraient les portes de cette tombe fatale qui a vu tant de cadavres, tant de mutilations; les portes de ce ferum populaire qui aétél'écbo^de tant de sacriféges paroles sur le corps d'une blanche vierge victime d'une lâcheté , d'un vieillard étoufEe sous les plis de la Seine.
Gependantje n'étais point mort, mes bons et généreux amis : j'étais plein de force et de santé, en dépit de votre égoïsme; et, puisque vous tenei à savoiroù s'épuisaient mes pas, où combattait ma persévérance, je vous dirai que, dans ma rue Pierre-Lescot^je donnais les soins d'un. ami dévoué, d*un fils reconnais* sant, à une malheureuse marchande de charu. 3S
boK dant le Bari était mort qnelqaes jouis aM|>anmit àïbèptak^el ft^aà nne TohuKe aiail broyé le pied drûL
(A \ CM joar»4i» meaBJeura le» cmieaa désatnvrés, ces joœ»là je. mendiais.
Amaa je Menais team baMe, en plein, sfrleilf la anin en annit, le ctnps droil, le finnit haut, la voix devëe. Ces ioun-là, tous les instanis q ae je détobais à la doakwr, je les prenait pour anêter le païaant sons le {guichet du \jmvre^ et, )e tous l'avoue, j'avais choisi, pour Mendiisr cet endroit obscnr, afin que la crainte icmdltgénéreas sftnon cscopatissaM.
Hâaa! la vieille icKD^ aUs rejaàndce sot mari, et, ^odques misâtes avant le Atrma soupÏE, eHa fit enlcndsc ces pon^s picoicft que je gacd». cŒaaac uns; cotaolliiMt à tant de inisèn&:
« Mna Dien i fiùs qKon ami xaide à Q«cU», learsde scaiheaBe^siiprëaie, Is arânaqn'il me prodige aTcc tant de dianté!-. n
IjB neuvième jowr je sortis.
Ge fat partout une stupéfeecioii. Le solûl n'était plua éclipsé, l'astas Imlbuitwnaisdc-
DE CHC— roUICLOS. !«
reparaître, le monde allait respirer à l'aise, 1« Falais-Boyal reprenait sa splendeur accoutumée.
Ne vous réjouissez pas, bons et heureux Parisiens , la mort ue se pix>mène point sans colère, sans retentissement, sur le grabat du pauvre, ci Iç mal qst contaçieu^ don^la mansarde privée d'air, de feu, d'amis...
La fièvre vient d^ tjOfi s^ir... Où me coaduira-t-elle?
Auprès des épou& Morand, sans doute.
Où sont-ils ?... Je le saurai dans peu... demain... aujourd'hui peut-être!...
CHAPITfiE XXXIX.
Duclos sortit le matin. La jeune fille de la maison dit au père :
<• M. Ghodruc est malade, il ne rentrera pas ce soir. »
Cinq minutes plus tard, il avalait une bouchée de pain ; une minute après, il entrait chez le marchand de vin de la rue S^Honoré, n" 2 2 1 , il buvait un verre, ilsortàit...
— Je suis frappé ! Je suis mort!...
U pivota sur son talon , comme pour dire
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un dernier adieu à son Palais-Royal, qu'il cherchait d'une prunelle mourante...
— Dehout, s'écrîa-t-il ! debout jusqu'à la fin!
On releva un cadavre...
Quatre hommes l'emportèrent , on passa devant sa demeure sans s'y arrêter ; on alla le déposer...
Où?
Nous n'avons pu le savoir.
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