DÉSORDRES ET GRIMES D*UN CONTROLEUR DES GUERRES. H. DE GIRESMB
Abel Delaistre, de Jouy-le-Chastel . contrôleur des guerres, uni à plusieurs mauvais sujets, se livre à toute sorte de désordres. — Il fait tuer son propre frère, sans être pour cela recherché par la justice. — Après un nouveau meurtre conmiispar lui et ses compagnons sur la personne de N. Faulchon, de Jouy-le- Chastel, la mère de celui-ci obtient qu'il soit mis en prison. — Castaboyart, un des complices d'Abel Delaistre, est arrêté et exécuté à Paris, à la diligence de la veuve Faulchon. — Un autre de ses amis, le baron des Noyers, est également exécuté à Paris. — Abel Delaistre s'enfuit la nuit avec le sergent chargé de le garder; il est condamné à mort, pendu en effigie et ses biens sont confisqués. Il se constitue prisonnier, et la question lui ayant été rendue, pour son argent, aussi douce que possible, il s'abstient de tout aveu, satisfait sa partie adverse et est renvoyé absous. — M. de Giresme, chevalier de Malte ^ passant par Provins et voulant défendre un de ses serviteurs attaqué par les archers, en tue un et en blesse grièvement un autre. — Procès est fait contre lui; il obtient sa grâce.
' On peut citer parmi les membres de la famille de Giresme : Pierre, lieutenant du sire de Pons (iSyA-iSSa); Regnaud, chevsdier de Rhodes, grand -prieur de France en 1889; Cordelier de Giresme, maître de Técurie du roi (iAo3-i4ii); Robert, évêque de Meaux en i4i8; Nicolas, conseiller du roi, chevafier de Saint- Jean de Jérusalem , grand-prieur de France en iA5o, gouverneur de Provins, capitaine général de Tile de Rhodes en là^à
et gouverneur du château Saint-Pierre en 1462; il se distingua à la défense d'Orléans en 1^59, et y lut blessé; Regnaud de Giresme était baiUi de Meaux en 1467. Le personnage dont il s'agit ici paraît être Oudart de Giresme, chevalier de Malte en i546, qui fut commis, en i556, avec le commandeur de la Croix-en-Brie , pour vérifier les preuves de noblesse du chevalier de Brunfay.