H MI^^MOIRES
l.%5M, rigoiiroui contre îiuîui hêr«lii-*|up?', fatunt rcrcrcher le» prêsidea» et coit5«>tllcrs (If la court di> pnU.meni ilc Paris el lullrea, «jui mvvoieiil H Icauivnt bdillc Itilh^reric*.
^»nf ')u B')ur)f, conM-iilrr nu pdHuucal ilr Par», ctl KntpriMiQO^ ctiaioac MrOUqu''- — L« pr«^i(li!D( Fami^, pour ^ili>r un Kii M-niMnldr . krofiiil • (lMi«rK, — Jarquis SpUJiniK. ev^rpic Af Neven, pn>Dil ^Iratcol U (aiU-*.
Spifam'' partit clandftAtiacoient de Pari*, avkol enleva une dantoi- ■r-jl'*. fiMiitiK? niarîét.', '■( sfR alla avec cUu h Gmicrvct ta fuill^ donna uiiu grand troublai IV^likc de Dieu, A la religion catholicqac roniainr. au roy, aux Parisiens vi au rovaunie de Fronce. 0»l homme aroit •* hiAn Bccu couvrir ut diMiinulcr .ion ypocriitie, rpi'il t'Bitoit tenu el répiiliV pnnr ung des nii*illcurA et Mgrs prélatz de U France, qui Taisoil le pliu grand debvolr de preschcr, el preftchoit si profinid^ineat et proprument. «pie ourquc» ne fut reprïtu en sa sernions ni en sa iloctrine, vl que )o peuple de Pam ne Teuâl faicl cruritier pour U delreudro, tant rUc cstoil profundémenl jeUt^c de la buuchc; vl pour Utn n'y «voit prédicateur dcdnn» Paris (pii eu»t plu« grand bruicl 4 preschcr que luy. El mesiuernenl . U> dimanche dont il partit le lendemain, il feit ung sermon qui Tut \r mieux djct du monde, auquel, comme îl avoît faîci en plusieurs aullrc». avoil ronfiué el confund» rbérésie de Luther cl de Calvin, inucbanl les poinri? de In religion calholicquc (pli estoicnt co conlroverac. Ce DéantmoÎDgs . ne Uissa de prendre la fiiillc. Quanl le roy en fut advcriy, il Tril courir aprèi hiy par les chemins pour le prendre e( ramener prisonnier, mais ne (iil
Lxlirr ^.ril)! «urm llenn ll.au lajrl ronwillwtrt knirdfytJurriy, »oj.T1ilft4. df Im |j«r«i*ruiidn *i«t** roolr* k* (in>- U«ianb tin j rapjxJlv If Miri uuQiMirKm •^«•no Ar tout l<nii|M tin (wrWrateun {Ctmmtitt^ifw lU fatale la t^iytonHr^ UkflfM Niait Ut nyt fttmry U. Fraafvp II
iW5.
M &«' tlMRT-)
' Su t« iè*no» dg tafTrvnMJt tnwMi pu ml <!• P«ru. le i4 jiiiii iS^g, r lia 11«in II, Im dÛCTKin d«
tWtE. liai, mtlit- H*. U; tk TImm.
Ht. X\l^delaPW«,ISr- ' SpifiuM [J*oiiqM-Pau]}. qai a'4UM nahé MTélMBnil pI t'était ntit* i G*tiAva, rm AtaéU dr prÎM àr tarf* par la {■«Hfitieal l« Umdnnain de \» ténm* è kcpM41e te ni «m'hu On Irtiuo'- [donotn iHtrw «t diKoon ém SpifanfC •!•■• la «ok iMlicm BmIhid* t 1* btbbulliCiqut iai|ié> mla.Tfli M4&<T(voLS;Av
trouvé. Sa ftiitte desbaucha de la religion catholicqtie mille personnes 155H. de Paiis. Avant qiie de partir, îi avoit rôsigné à son ne)>veu Vévcsché de Nevers et l'abbaïe de Sainct-Paul de Sens, cl les avoït faicl adniultre par le pape au dessus du roy. De quoy S. M. ne fut rontenle, et en voulu! priver ledit nepveu , disant qu'ilz avoicnl une promesse ensemble de luy donner et envoyer à Genefve l'argent desdttz bénéfices; ce cjue nia ledit nepveu, auquel sa majesté laissa l'évesclié do Nevers, pour le bon rapport qu'il eut de sa pruHomie, mais kiy osta l'abbaïe dudil S'-Paul de Sens, qu'il bailla à ung autre. Le oepvcu susdit s'est tou»joun bien porté en sa cliarge et a esté cathoticque. S'il a aydé d'argeni à son oncle estant à Genefve, cela est demeuré secret entre eux. Lequel onfle , n'ayant à Genefve aultre moyen de s'occuper, prini à ferme les molins de la ville, et d'éveM|ue et abbé devint larron et musnîer.
Mort de M' Picard, docteur de Paris, prédicateur célèbre'
Le rOy, au temps de ceste présente année , eut plaintes de la vîllu de Meaux en Brie, et qu'en icelle y avoit ung fjrand nombre de lulhêriens*. si grand (pic quasi toute la ville en estoit infectée et remplie. Pour laquelle ptirger, se délibéra d'en faire raser entièrement les murailles et maisons, rez pied rez terre et mettre le feu dedans, ejicepté les églises, allîn de brusler les babitans dedans lesdilles maisons et de nétoycr la terre; et bailla charge à ung eerlaio seigneur de sa court de ce faire, tant il estoit courroucé contre lesdis lutLériens. Son commandement eust sorty elfect. sans la royne sa femme, qui pria pour les babitans de laditte ville, et qui, avec toute dillîctdté.
' U »'agit probiiblr-inent ici de François Lepicart, doyen de Saiti(>Gerniai»l'Auxerrois. qui naquit à Paris le i6 avril i5o^ , M) «iftnala par sa violence contre les proleslanU et niournl le 17 suptumbrc i556. Suviti, parle P. Hîlarion ddCoxte, a paru on iC85 sous le IJlro de : L« Parfait icclési/utiijae. Tli. de Hète l'a vivemeul Attaqué linnx »on l'auavant l.epicarl , en
i5û4. diïa)lenchHire:iLerovdevroili«)ui' un temps contrefaire lelulliérien parmi €Ux (les proleslauls), afin que, prenant de U occasion de «'assembler hautemeni partout, on pCil Taire main basse sur eux laui et en purger une bonne fois te royaume. ■ !)es sermons ont été publié». i574,in-i6 ' Vuy. lliil. de l'é^kie de Mtanx, pni Toussaint- Du plcssi», I. I, p. 35o tl *ui*.
obtint pardon pour rni. k U rJiJirgi^ (pi'iïi «e reiiremient d« Uditle liAr4»ie el lulh«reric; ce qu« plusieurs rpireul cl pnndpnlInmcDt ceitt <lx If ville , le»qucU conlreigninrnl mcsmenif^nl ccai du marrbv d*iceU« dr vtvrv calholtcqurnipol; rar otidil inarrhi- on svoit ja întenni* mi bien n^igi^ \t> service de Dieu •:■» t-gli^e» qui y M>nl.
TrMi» le» hèr^ticque<i el luUi^rions du royaume, tant les (^rans que left |ii>titA. noble^ et rocuricrs, poursuivirent leur roiupirntion eoatrtli< roy, el persuadirrenl à ceus à qui iU avoient marchandé de le tncr dv (âirc leur deb^otr d'ot^cnler ce hno œuvre, qui PKtoil de oat«r (le In terre i;e tiran «pit perftêculait l'égliiM? de Jéius-Chrtsl, faiMaat iiiourtrîr rt inartiriser le» pauvres Odelles de toutes pars. Kl en vcali* sorte paHoienl-il» d'eui e( du roy -, le roy eMoil le liraii qui rontmau duit la per»i^ailioti , e( eux , le» pauvres lidellt» de Chrikt qu'uo per»ecuioil en tt)ii!t liens par son co[nmniidemi.'UL Et à tevte iKTtuaeîon. %f tueirenl en dehvoir le» inarchan», H entre le» nullrei^ m linxarda •in)( quiden pauvre gcntilhoimne nommé CabocLe, pour ae penser «nnrbtr el avoir l'argent qu'on a«oil promift h nduj qui pourroil iaire le faïcl, |yy|uel, nprt» avoir longlemp» espié b* moyen de ee faire, ne trouvant l'opportimit^ à «a conimoditt^. et ne pouvant plu» diMÎmulei ni cacher .«a trahison, img jotir de feirté de ceste pr^^rntr année, «pia le rov aller A la mcue dedanx la sainctc Chapelle de Paria; et n'ayant pu fairr> non roup en allanl à ladite meMe, -ilfendil pour venir s'il le H^-auroil mieui Tnirr au retour, ce qu'il eiut faicl. s Dieu et les gantea de m majesté ne t'eu»ent cmpesché. (j»r te toy e-«tanl dévallé de la aainrle CbajwUe dedans la court du Palais, apr^ que lj messe fut ditle. estant bien accompaf^é de m» gardca el aullres princes, le marchant, qtii eMoil fierré avec le commimg peuple qui •>Moil «Fung cosié et d'aidtre pour regarder passer ladille majeai^ loyallc , forcené et désiupéré qu'il efitoil, lira Peapèe eu &a main, fll ^Orltnt hors du rang oi'i il estoit, w présenta devant la face du roj el lui dit tels moti : Ha, ha. poUetion. il faull ({u<- je te lue! El ea disant ee, il dirigea son capte vers l'estomac du roy, qui n'eut loyair q«i> de te reader ung pas pour fuir le coup, joinri aussi que les ar-
clicrs de la garde, qui estoicDt derrière le roy, de leur halebarde destournèrent le coup, et ne fut le roy blessé. Les archers de la garde qui cbeminoient devant le roy n'en veirent rien, car il attendit quilz fussent tous passez pour se présenter devant S. M. et faire son coup, et n'en apperceurent rien, jusques à ce qu'ilz ouyrent le cry du peuple, qui crioit après le marault, qui se pensoit saulver en la fouUe des gens. Mais fut bien repoulsé. Les gardes le pensèrent tuer en la place; mais le roy les empescba et commanda qu'il feust mené prisonnier, pour luy faire son procès et Fintéroger de son audace. 11 fut mis en prison en la Conciergerie, et le roy s'en alla au Louvre bien espoventé^ Monsieur l'admirai de France, frère du cardinal de Chaslillon cl
' Cellu tentative d'assassinat sur la personne de Henri II a été omise par la plupart des historiens contemporains. Jean de Serres , dans son Recueil des choses mémorahlcs advenues en France (a* édit. 1598, in-8*, p. r>3), s'exprime ainsi : "Le roy estant à Paris durant ces tcmpestes (le •iiê^e et la prise deStiinl-Quenlin), comme il alloit à la messe, un jeune homme surnommé Caboche, natif de Meaux, lequel suivoit d'ordinaire et dès longtemps la r<mrl. servant à cause de sa belle escrij>tur«> aux secrétaires d'estat, soit qu'il fust hors du sens (m poussé d'autre cause, se vint metlre au devant avec une espée nue en la main, et cria tout haut: «Arrcste, t roy ! Dieu m'a commandé que je te tue. » Tout soudain les Suisses de la garde se ruèrent sur ce personnage, le(juel le roy lit livrer à justice pour y aviser. La court de parlement lit pendre Caboche pour tel attentat. » — On lit dans le Journal de Jean (ilaumeau : ■ \ ers le mois d'aust ou 7*", le roy Ileni-y, ung matin, sortant du Louvre pour aller ouyr la messe, se présenta devant luy un jeune homme, lequel a voit servy de clerc a la chancellerie aultrefoys ,
l'espée en la main toute nue, v.i luy dist . « Hoy, je suis envoyé de Dieu pour le tu<T ! > et en ce démarchant luy porte un coup d'estoc, tellement que, sans ung gentilhomme qui luy empare son couj), il eus! percé le roy d'oui tre en oultre. Souldain . le monde se gietta sur luy et fut mené prisonnier, puis, quelque tenq)s upre>.
dans la prison mesme, l'ut faict monr, parccqa'il disoil des j)ropos grans et merveilleux, et, pour ceste cause ne fut exécuté publiquement. » (Voy. ma Notice sur le Journal de J. Glaumcau, Mém. de h société des antiq. de France, t. XXll.) — Knlin, l'Histoire de la mort de Henri IV. par P. Mathieu (An^h. cnrieiiscs de l'Iust. de France, i" série, t. XV, p. Gi ), porte : «Je luy dis (à Henri IV) que la folie n'e\cusoit poinct les attentats de cette qualité; que Caboche, pour avoir tiré l'espée contre le rov Henri H , comme furieux et sans elfort , avoil esté condamné à mort ; (pie par la mesme peine avoit passé un autre toi qui attaqua Ferdinand, roy d'Aragon, l'un 1 492. ■ — Je n'ai trouvé, dans les registres du parlement, aucune trace de procès lait à Caboche.
du Migiieurd'Andclot, sollicita Av fairu «técuter le pauvre diafal no voulut p(^^mettr^ que les |)rtMiid<m» el cunAeilIvn de U foiirl 1 tiif>*lft5Miil de fnire son procÔA, &inon cniis deaqiicU U se lenoit fort ••I ««sun- [|u'iU rsloicnl du son [uulj ; el fiil le proc^A $i dibgemiii*'iil faicl que le jour nicHOie, à une beuru apn-A midi, tt lui de»l'mlé' de nubluwe et pendu i-u U ptacv des haUe-s de Pari^. ou ae \uy fui iKiillé giiiod loy^ir de parltT el dire ce iju'il eutt liieu loulu. parce que ledit admirai en |)CP>onDV l'eiorluil ii prendre \t raort ■<n (Mticucc, et en parlant Ji Itiy. Tcil signe que le iMturrcau le jctiMl tinn do deuuA reKlicllo, ut no haitU-on jamaït boniuie de moiinr m li^fferemeiil qu'on fcit rc9tuy-là.
Le rny, en diluant, no ko pouvoit leoîr de peoMir et de parler de ceste adveutun>; moi» reiis qui esloienl pri*Aeus & ton di»a«r, qui flçavuiOQt pusaible bien l'entreprinse, t-sortoient le roy de n'y pnurr, ut luv diioiiinl que veluy qui «voit eiilreprin» ce nie^raict u'eslDÎt p«> «ag«, cl qu'il eatoit tnxiblo de <M>n eiitcndeiuent, mah qu'il Dlltoit le fura mourir, Ac p^ur que luv ou ung aultre de nieame rolli«> n'«ntroprÎDt plu-<k cboM semblable; et par telle* ou sullrei raisons ta»chnieni i faire oublier le raid au my , lequt-I commanda que tar {* vqspre. au sortir du couviil, il fusl «mené devant luy pourrialeirogcr «,>) pour le considérer. Mais oui n'y vuulut enleiidn*. et quand rc «iat ■u Mrtir du conseil, »ur le» quatre beures aprét midi, que le roy dentmida de le veoir, on luv feit respooce qu'il estoil jA mort et cxtotUr par juilice; de laquelle responc« cl exécution li houdainc fut nwut i ourrauci^i: »a mnjeslé, mai» n'en fui aultrr cbojte, et se tenoianl le* • iiOft|Mrateuni bien AMuret apr*-^ m mûri . Monsieur lo prince de Condê el les enl'aav de ta maison de Cba&lillon furent par le» sagen laiea •"U tccrel do r« faict. moi» ntd n'en osoit publicquemenl parler, de peur de »'en repentir, t-ar di^s lont itf pralicquoient avec ceux de (îeuerve tfl les protcstani d'Allemague. pour trouver le nioven, par forEv ou aultn'inent. do mettre ml^ en France publicquement l'h^rim el lulbéferie, qu'ili tenuienl M'crcltenient. A veoir tout ce disooan esloil pr^Aont l'aulbeur de ceji Mémoire* qui a e^Kiripl ce livre, lequel
pour lors estoit à la court du roy el estoit naguères de retour des 1558 Allemagnes , où il avoit entendu de grandes choses tendantes à rébellion contre le roy, le royaume et la vraye religion.
Messieurs les cardinaux de Lorraine , de Guise et de Sens estoient à la court du roy et auprès de luy quant Caboche feit peur à S. M. Dz ne pensoient pas ce qui en estoit et ne se doubtoient pas qu'on en vouloit à eux comme au roy, et que, si le roy eust peu estre accommodé, on les eust accommodé par après, et principallement celuy de Lorraine, qui avoit la renommée d'estre du party des héréticques, et eux-mesmes le pensoient et s'en vantoient, comme ilz faisoient de monsieur le daulphin, et parce qu'il ne voulut passer oultre et tel se déclarer, luy vouloient aultant de mal qu'au roy.