S3 MEMOIRES
liront une du cosié et au bout devers Ëmiés et Goix. qui est i
|H!tite(nent faicte . avec assez de couslance. Lesqueiz , ayaos entendu i iiiaulvai» tiDÎclcmunl que les gens de guerre avoicut faicl aux boui| susdit?. , qui estoient plus fortz de gens et de closture que en\. petwl dirent courage et n'en Tirent davantage.
Kwc le» grès cl pion-t:!» reslé« aan» oniploi, M. de )a Vallée^ ^oigiit^ur dt> Mnlt
■ h tuiiuse de sa femme Anne de Brinon, veave de M. de l.uza, hi> (iiil rniiKlniire Dit fhâteau. L'andwi château avail éU' ruîiié an tomp» des piPtre* cniitr»* |ei
Il uoiis laull retourner à parler des all'aires du roy e1 de la guorrc-" qu U iuy convint, faire contre les Imgnenotz condéicns. Fault nnlor que le roy et ses gouverneurs furent contrainclK de dresser trois camps t dans te royaume, pour résister à la rage cruelle dcsditz huguei
■ condéiens, tout eu mig mesnic inoys. Le premier lui à Estampes, r Bit environ de trente mille hommes de fuict , pour le mener de la part d'Orléans; duquel fut gouverneur le roy de Navarre, encores qu'ÏJ
- eust son frère , mons. de Coudé , cbef et protecteur desditK bugueool Ledit sieur roy de Navarre mena avee soy mons. de Guise, qu'il t} donna sou lieutenant à la conduilto dudil camp. Messieurs le c nusiabic de France et le maresclial de S'-André furent audit caiimS avec lesdilz sieurs roy de Navarre et de Guise , pour conseillers, corn gens fort expéci mentes en faict de guerre.
Le deuxiesmc camp fui assembli^ è» euviroos de Poutoine, qu*4 mena devant Kouen, duquel fut gouverneur et lieutenant pour le r mons. d'Aumalle, frère dudit sieur de Guise, qui (ini ladilte vill^ assiégée depuis le uioys de julliet jusqucs au mois de décenibn; ayant avec soy de dix k doiue mille bunnoes.
Le Iroisîesoie et dernier camp fut assemblé c& environs de Lyfn duquel inons. de Nemour.s fut gouverneur ci liculcnanl pour le roy.l LtHpiel assiégea et reprinl les villes de Cliaslon» et Masr^n-sui'-la*
' .Su^alniel d« la Vallt-ii. voy. àlAlmblioUièqiii-dnPruviiu (i^ ^(lhilr p. (i3.
DE CLAUDE HATON. 28:i
Saône, mais ne put que faire à celle de Lyon, faulle de secours, 1562. combien que son camp fust, ainsi que Ton disoit, de quinze à dixhuicl mille hommes. Ledit sieur de Nemours, avec mons. de Maugeron, son lieutenant, gouverneur de Daiilphiné, firent assez d^exploict sur les huguenotz condciens de ce pays-là , et les contraignirent de quitter plusieurs places, villes cl chasteaux, et les alFoiblirent fort par rencontres et escarmouches rudes et cruelles , où plusieurs desditz huguenotz furent tuez. Hz de Nemours et Maugcron auroient regangné la ville de Lyon, sans ung traître de la ville qui les empeschea. 11 y eut ung grand eschec donné en ladilte ville ; toutesfois, lesditz sieiu*s furent contrainctz de se retirer, ayant perdu beaucoup de leurs gens. Ledit sieur de Nemours trouva moyen de regangner le baron des Adroictz, grand seigneur huguenot, qui pour les huguenotz tenoit les champs et le pays en subjection contre le roy et son auctorité, et le réduisit au service du roy avec plusieurs seigneurs cl soldatz de ses trouppes : dont le prince de Condé et ses huguenotz furent moult dolens, car c'estoit ung des plus vaillans guerriers de leurs troupj)es, Tung des plus meschans contre Téglise catholique, et qui fit moult de mal au pays de Daulphiné.
Le roy de Navarre, avec les seigneurs de sa suitte, ayant assemblé son camp à Estampes, le fit cheminer vers Orléans, etpensoit-on qu'il alloit mettre le siège devant la ville pour la reprendre, dans laquelle estoient nions, le prince de Condé son frère, Tadmiral de France et aultres grans seigneure de leur cause; mais passa oultre, et alla à Boisgency,àCléry, de là à Tours età Vendosme; desquelles villes il chassa les huguenotz qui les tenoicnt, et les reminst en Tobéissance du roy sans grande difficulté. Et croy que nulle desdittes villes ne tint bon et n'endura le canon contre ledit seigneur et son camp, ains les abandonnèrent et s'allèrent rendre, les aulcuns à Orléans, les aidtres à Bourges en Berry, aultres à Potiers, les aultres à la Charité , Sancerre, Vézelay et Auxerre, que lesditz huguenotz tenoient. Dans lesquelles villes de Tours, Vendosme et aultres réduittes au roy furent mises grosses garnisons et capitaines pour le roy.