‹ Mémoires de Claude HatonChapitre 21 sur 77 · MO · texte numérisé non relu

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157A. Et fut ce publié le i o" jour dudit moys de septembre, par quoy on cognut rp'il estoit contens de ce voyage et qu’il cstoit de la partye.

Le roy, courroucé oultre mesure de tant de plaintes, ayant veu les noms de ceux qui faisoient des capitaines par les informations qu’on luy avoit présenté de toutes parts dès ledit dixième jour de septembre, avant de faire response aux députés desdittes villes, commanda à nions, de Beauvais, seigneur de Nangis, qui estoit capitaine de ses gardes, qu’il despescheast trois ou quatre compagnies desdiu gardes et des mieux en poinct , pour aller courir sur les voleurs susdits et aultres qu’ilz trouveroient par les villages faisans des gens de guerre, et qui mangeoient le pays, avec commission de les rompre et tailler en pièces et de prendre les capitaines vifz ou morts, si possible estoit. Les capitaines qui furent commandez pour estre tuez ou prins prisonniers furent mons. de Besancourt, mons. de la Haulte- Maison de S‘-Loup, le capitaine Michcry et le capitaine' la Chasnez, dit Mireloset, et tous aultres qui seroient trouvez tenir les champs sans commission et avec commission. Iceux capitaines des gardes, avec leurs compagnies, logèrent ès villages de Savins, Lisinnes, S- Loup et Courton, le onzième jour dudit moys de septembre, sur le soir; devant lesquels s’enfiiyoicnt les bonnes gens de village et le bestial, pensant que ce fussent les voleurs accoxistumez. Lesditz gardes coururent après ledit bestial et bonnes gens, pour les ramasser en leurs maisons et les tenir en seurcté, sans leur porter domage d’aultres biens que de celuy de leurs maisons pour leur petite vie et pour leur soupper, la pluspart se contentans d’avoir du p>ain et ung peu de potage, sans vin ni viande. Ce que v^ans, les pauvres gens des villages s’efforcèrent toute la nuict de recouvrer vin et vivres pour donner au lendemain auxdits gens des gardes, cbascun eu son logis, tant ilz estoient resjouis d’avoir passé le .soir et la nuict avec eux en paix et seureté eux et leur bestial. Au lendemain, qui estoit le douzième jour, ilz gardes deslogèreut du matin pour aller à leur commission; les capitaines passèrent par la ville de Provins, ]ft>ur sçavoir des novelles où estoient lesdits voleurs, et leurs trouppes passèrent

par Mortery et Hoully, et s’alièrent arrester à Cortacon et ès environs pour disner. Là, eurent novelles qu’il y en avoit de logé au village de S'-Bon, 1er S‘-Genoist et Villers-S'-George. Or estoit-il advenu, ung ou deux jours auparavant, qu'ilz voleurs et gens de guerre avoient de nuict efforcé la personne et maison de mons. de S'-Bon, gentilhomme honestc, lequel eut fort à faire en ses besongnes, et pour se délivrer d'iceux envoya appeller tous les gentishommes ses voisins, et nommément mons. de Maupertuis le jeune ' , demeurant au chasteau de Villers-S'-George , qui, avec le plus de gens qu’il peut, alla le secourir.

Lesdits gardes du roy, après s’estre informez au mieux qu'ilz purent quelles gens estoient audit S'-Bon et combien ilz povoient estre, après avoir prins leur repas, partirent sur les deux ou trois heures après midy, pour aller là pian pian et le plus à couvert qu’ilz purent attaquer iceux voleurs, qu’ilz surprindrent sur Ut nuict, comme sur les cinq heures du soir, à l’heure de leur souppcr, où furent chargez proprement à l’arrivée, mais non tant qu’il eust esté besoing. Les premiers logis où fut faicte la première chaire , demeurèrent en la place, au bruict desquelz fut faicte l’esmeute. Les plus hardis sê présentèrent en armes pour se deffendre, pensant que ce fussent les gentishommes et paysans du pays qui se jettassent sur eux; mais quand ilz veirent tant de morions et courceletz, avec la dextérité de ceux qui les pourtoient, furent bien espoventez. Toiitesfois, ne se voliirent rendre du premier coup et tindrenl bon, et y fut tué ung des capitaines desdits gardes avant qu’ilz se fussent faict à cognoistre. Après la mort duquel, fut par les aultres capitaines faict commandement de par le roy auxditz voleurs gens de guerre de se rendre , ce qu’ilz ne volurent faire, sinon par composition. Quelle futladitte composition, je ne l’ai sceu à la vérité, combien que j'ai oiiy bien dire que lesditz gardes en Uèrent quelque sept ou huict des principaux de la trouppc, qu’ilz au lendemain enmenèrent avec eux pour les présenter au roy, comme ilz disoient. U en fut tué quelque dix-buict ou vingt sur le champ; tout le reste se saulva ainsi qu’ilz purent, à l’ayde de la nuict ' Jtcquea de S'-l’errier, liear de S'-Gravon , Maupertuis et ViUien-S'-Georges

1578. qui leur donna advantage, jetlans leurs armes etbissacz par les chemins pour mieux se saulver. Les paysans des villages d’alentour dudit S'-Bon, qui furent advertis du mandement du roy par lesditz gardes, furent récompensez d’une partie de leurs pertes; car toute la nuict furent aux escars pour arrester les fuyars qui se pensoient saulver, à plusieurs desquels fut pardonné moyennant leurs bourses, auitres y laissèrent la vie, bourses et habillemens.

L’échec donné, lesditz gardes, après avoir butiné ce qu’ilz purent, se retirèrent ès villages prochains pour se reposer la nuict et pour prendre leur repas, de la viande qu’ilz avoient trouvée ë$ maisons dudit S'-Bon qu’ilz voleurs vouloient soupper. Lesquels au lendemain ne demandoient que de sçavoir novelle où il y avoit d’aultres voleurs, pour s’aller ruer sus et pour y faire butin; mais n’y purent joindre, pareeque les auitres bandes qui estoient vers Cboisy en Brie et aux empirons d’Estemay, ayant esté adverties du mandement du roy dès le soir mesme que l’écbec fut donné audit S'-Bon, cheminèrent toute la nuict pour se saulver et n’esire rencontrez desditz gardes. Le roy, en "envoyant ses gardes par les champs pour deffaire Icsdittes compagnies, envoya par mesme moyen son mandement par toutes les villes de France, pour en faire publier la teneur aux carrefours d’icelles, qui contenoit permission aux gens des villes et villages de s’assembler au son du toxin et de se ruer sur lesditz gens de guerre qui tenoient les champs et de les tuer, qui fut occasion d’en faire tost destrapper le pays. Après laquelle publication, furent lesditz voleurs et gens de gtterre bien adotdcis, et fut la chance bien renversée. Les gens de guerre qui avoient faict fuir les gens des villages, les gens des villages les feirent enfuir, se jettant sur eux en plusieurs lieux et les desvalisant jusques à leurs chemises, tout ainsi que six desditz gens de guerre, avant ce mandement, faisoient fuir tous les gens d’img gros village, aussi faisoient depuis courir dix ou douze hommes de village, avec le son de la cloche sonnant le toxin, img cent de gens de guerre, sans regarder derrière eux.

A l'instant que les gardes du roy feirent cest échec sur les voleurs.

le roy feit response au» députez de Provins et des aultres villes qui 1578. eatoient allez vers hiy pour présenter les plainctes du pays. Auxqiielz il donna commission novelje, et nommément à ceux de Provins, pour s'assembler et avec port d’armes deOaire lesditz gens de guerre, les massacrer et tailler en pièces; et fut par S. M. faict et estably capitaine roons. de Bouy, pour assembler les gentishommes et babitans des villes et paysans des villages pour rompre iceux voleurs gens de guerre. Toutefois, laditte commission pourtoit que, s'il se trouvoit quelques capitaines et troiippes qui eussent commission de S. M. ou de nions, le duc, sou frère, qu'à telz ne fust faict aulciin mal; mais qu’on les contraignist de passer oultre, pour aller où leur commission portoit en toute diligence; qu'on leur feit faire six lieues par jour, en leur administrant des vivres par estappes, en ayant le regard sur eux, aJBn qu'ilz ne rançonnassent et ne desrobassent leurs bostes, les passans sur les chemins, ni les bestes des laboureurs; et que, .s'ilz ne vouloicnt obéir à laditte commission, S. M. entendoit qu’on se jettast sur eux et qu’on en feist comme des aultres.

Denis le Fendeur, sergent royal au bailliage de Provins , dont le frère faisait partie d’une des bandes de voleurs, et qui mettait en sûreté les objets dérobés par celui-ci, va, le is septembre, J’avertir ainsi que ses compagnons, logés alors à peu de distance de Saint-Bon, de la publication do mandement du roi dirigé contre eux et de l'arrivée des soldats de la garde. Sur cet avis , les voleurs s'échappent sans bruit le soir, passent la Seine à Villiers et se dispersent, après avoir caché leurs armes dans la forêt de Sourdun. Denis le Fendeur, en retournant à Provins avec phisieurs ind#'idus de la compagnie de son frère , tombe entre les mains d'une troupe de gens de la garde; on l'arrête et on le conduit au roi, qui était alors à Nangis, chez M. de Beauvais, et qui, sur les supplications de ses parents, lui fait grâce de la vie.

Depuis ce faict, lesditz gardes du roy n'allèrent plus après les gens de guerre, pareequ’ilz gens de guerre se retirèrent à la desrobée le plus diligemment qu'ilz purent, excepté quelques compagnies, qui tindrent les champs jusques à It^ fin du moys de $e|Ttembre, ou qu'ilz ne voliissent croire le mandement du roy, ou qu’ilz se glorifiassent en

1578. leurs forces et dextérité de leurs armes ou au grand nombre qu’ilz s’estoient assemblez. Pour lesquels faire retirer, fallut que mons. de Barbézieux, lieutenant pour le roy au gouvernement de Champagne et Brie, feist assembler les gentishommes des balliages de Troye, Provins et Sézane, avec le plat pays qui vouldroit les suivre. Lesditi gens de guerre estoient ceux que l’on disoit esire les vicontes, avec lesquels estoient les compagnies du capitaine Beaulieu, que nous avons dict s’appcilcr Nicollas Talluet. Je ne sçai si le capitaine la Cbasncz, que nous avons dict estre Mireloset, s’estoit poinct rassemblé avec eux, car ilz povoient bien estre le nombre de quinze cens hommes de faict, bien montez pour la pluspart. Atteintz au village du Mesnil lez Sézane par les gentishommes et plat pays, ilz s’enfermèrent dans les cours des laboureurs ,'se feirent des rempars de leur charroy, des bamois et charrettes et des gerbes de blé desditz laboureurs, et tindrent bon quasi vingt-quatre heures avant que de se rendre. Hz furent receuz à composition et payèrent 33,ooo 1. t. de rançon aux principaux chefz de ceux qui les poursuivoient.

Il fut novelle que mons. de S'-Falle, bally de Troye, mons. le baron de Scnecé, mons. d’Estoge et quelques aultres eurent ce butin, au grand regret de plusieurs simples et boncstes gentishommes et vaillans soldatz palsans, qui s’estoient mîé au hasard de leur vie, pour la faire perdre auxditz gens de guerre. Ceux-ci furent mis en la protection et .saulve-gardc de ceux qui eurent leur rançon, lesquels les feirent conduire par mons. Mongenost et aullres, depuis ledit lieu de Mesnil jusques au delè de la rivière d’Yonne, de peur que l’amas qui les avoit poursuivi jusques audit Mesnil, qui estoit au nombre de plus de 4<ooo personnes, ou les paysans n’alla.ssent après eux pour les saccager et avoir le reste de leur butin. Les chefz desditz gens de guerre, estans eschappez de ce danger, prindrent la poste pour courir à Mons en Hayuault vers mons. le duc, comme feit aussi le seigneur de Besancourt, quand il sceut que le roy le faisoit cercher par ses gardes, pour offrir audit seigneur duc leur service et faire plaintes des gens qu’ilz avoient levez en France, lesquels n'avoient volu suyvre, ains

s'estoient malgré eux amusé à piller le pays. Les villages d'alentour 1578. de Sézane eurent fort k souffrir à cause de ceste rencontre; car il fallut qu’ilz nourrissent les ungs et les aultres quasi huict jours, jusques au partir et que la composition feust faite, qui fut le vingtsixième jour de septembre, que l'amas de part et d’aultre se sépara.

Ceux gens de guerre cl voleurs qui estoient passez les rivières de Marne et d’Aisne n’eurent si bon temps que ceux qui furent chassez de ce. pays; car à l'instant que les Piccardz eurent receu le mandement du roy de se jetter sus, ilz n’y allèrent à taslons, estans gens plus rudes et mieux aguerris que ceux de ce pays. Dieu sçait quelles chaires ilz en feirentl Le plus jeune filz de la maison de Romainville et Jalliard, nommé mons. d’Ablenay, en pourroit mieux parler que moy, car il n’en revint sans frotter. Heuéeux furent ceux qui en revindrent tout nudz ou en chemise et qui eurent la vie saulve! Plusieurs ont esté trouvez par les chemins, qui n’avoient une meschante chemise pour couvrir leur cbarongne et parties honteuses, pour lesquelles couvrir leurs mains leur servoient de braguettes. Voilà comment la chance fut retournée. Toutesfois les gens des villes et villages où ilz voleurs avoient logé et tant faict de cniaultez ne furent récompensez, comme la petite ville et bouig de Thou-sur-Marne , où ilz voleurs feirent plus de tirannie et cruaultez à moytié qu’ilz n’avoient faict à Voldoy. Hz pillèrent l’église et déshonorèrent le S' sacrement de l’autel; ilz enflèrent et couppèrent les parties honteuses d’ung prehstre, ilz meirent le feu en plusieurs maisons, sans parler des rançons, viollemens de femmes, pillages des biens, desquelles cruaultez et scandalles la mémoire n’en sera jamais perdue. Par le discours présent cl ci-dessus dict, on veoit quel prouflit a apporté à la France le voyage et entreprinse de monseigneur le duc d’aller en Flandre; lequel n’auroit jamais, s’il vivoit cent ans, aultant de bons jours qu’il a eu de malédictions du peuple de France. Je prie à Dieu qu’il ne luy mésadvicnne, pour les malédictions et imprécations que le peuple désespéré de sa nation luy a souhaité pour le mal que ceux qui tenoient les champs soubz son authorité ont faict.

1578. Le duc d’Anjou, à Mous, poursuit son entreprise. — Traité conclu entre le* fondés de pouvoir du duc d'Anjou et les Etats des Pays-Bas, où, moyennent un secours de dix mille hommes de pied et deux mille chevaux pendant trois mois, entretenus à ses frais, on lui confère le litre de défenseur de la liberté des Pays- Bas, en lui promettant, après la guerre, de le choisir pour prince préférablement à tout autre (Anvers, i3 août iSyS). — Lettres par lesquelles le duc d’Anjou déclare la guerre è don Juan d’Autriche (Mons, g septembre 1378). — Acte de ratification donné par le doc d’Anjou du traité condu le i3 août (Mons, g septembre 1678). — 11 résulte de la teneur et de la date de ces pièces ; i* que le duc d’Anjou a agi légèrement en commençant l’entreprise de Flandre avant d’être d’accord avec les États du pays; a* que le traité conclu avec ces Etats est loin d’étre à son avantage; 3* que le duc était à Mons et que sou armée ruinait la France avant que les conditions fussent réglées entre lui et les Etats; A* qu'on ne lui demandait que doute mille hommes, tandis qu’il s'en est levé en France soixante à quatre-vingt mille.

La pitis grand part de cctle amice , et bien jusqtie.s au nombre de cinquante mille, ont esté jusques sur les marches et entrée desditz Pays-Bas, où ilz ont séjourné plus de trois sepmaines à manger et ruyner la pauvre Piccardie, s’attendans d’un jour à l’aultre d’entrer dedans; ce que ne volurent permettre les Estât/, desdit/. Pays-Bas, qui oneques n'en volurent recepvoir que le nombre de dix mille hommes de pied et deux mille chevaux. Et fut tout le reste renvoyé, pour se retirer en grande diligence et à grandes journées, au danger d’estre mas-sacrez par le pays en vertu du mandement du roy. Ilz gens de guerre ne s’arrestèrent par les villages à battre , rançonner et violler, comme ilz avoient faict en allant, pareequ’ilz trouvoient qui les bastoit, et ne leur estoit besoin de s’escarter pour aller à la pigorée , sou.s peine d’estre bien chastiez par les paysans. Toutesfois, ès environs de la Toussainetz ou de la S^Martin, en repassa quelques troupes par ce pays, qui se vantoient de venir des Pays-Bas, ayant faict le service de trois moys que le duc avoit promis et pour ce estant renvoyez en leurs maisons. Pour lesquelles regangner, fallut qii'ilz cheminassent en grandes trouppes, de peur d’estre massacrez. Ce néantmoings, s'en trouvoit qui ne se povoient garder de faire du pis qu’ilz povoient.

Une bande qui s’arresta à Chancouelle pour une nuict, environ la S‘-Martin d’hiver, meit au partir le feu en la grange d’un laboureur, pour n’avoir volu payer ung manteau qu'iU gens de guerre disoient leur avoir esté desrobbé par ledit laboureur ou ses gens. Et fut ladittc grange, qui cstoit pleine de grain, bruslée avec tous les aultres logis, et n’en fut aultre chose, pareeque celuy qui y nieint le feu s’enfuit ung peu devant les aultres.

Le grand nombre de gens de guerre voleurs qu’il y avait alors s'explique paices deux circonstances que le duc d’Aojou n’avait pas moyen d'entretenir son armée de Flandre, et que le roi ne voulait pas employer à la payer l’argent de ses finances. — Le duc d’Anjou s'empare de la ville de Binche en Hainaut. — La dysenterie se met parmi ses troupes.— Mort de don Juan d'Autriche — Les pays de Franche-Comté et de Luxembourg, qui n’avaient pas voulu faire cause commune avec les Ktats, sont attaqués par l’armée du duc d’Anjou; les habitants interceptent le passage à tous les Français, meme aux pèlerins. Henri 111 réclame auprès du gouverneur, pour la sûreté et la liberté de scs sujets.

Le roi, excité par les Italiens qui l'entourent et conseillé par les gens de ses fiDaoces, commet sur ses sujets des exactions qui le font haïr et maudire. Outre les tailles et emprunts levés en son nom , il tire de l'argent de l’érection de plusieurs offices. 11 crée ; un président des élus, auquel sont assignés de gros gages, qui reçoit autorité pour examiner les comptes des fabriques, et qui prend pour cela un salaire beaucoup plus élevé que les anciens auditeurs de comptes’; deux sergent.^ nouveaux daus chaque élection; un nouvel avocat du roi; un nouveau contrôleur alternatif des tailles. Le premier président des élus à Provins fut Antoine Yver, qui paya 3oo écus; M* Jehan Retel acheta une seconde fois sa charge, pour rester seul avocat du roi; les nouveaux sergents de l’élection furent Denis Domanchin et Quiriacc Charron; le contrôleur des tailles fut Nicole Lecourt. — Les tavernes sont érigées en offices, et les taverniers, en retour du prix de ces offices, reçoiient certaines exemptions et privdéges. — Une taille extraordinaire d’un quart de l’année est levée pour le rachat du vingtième des tailles ordinaires. — Un nouveaualroil est établi sur chaque cheminée, sur les maisons dépassant l’alignement des rues, sur chaque arpent de terre et même sur les enfants nouveau-nés. — Ces impôts excitent un violent mécontentement h Paris et dans les provinces; des placards sont affichés, des libelles répandus contre Henri III. Les trois États de

‘ Le i" octobre 1 578. ,

‘ Juillet 1878. (Fonlanon, t. II, p. gSi.)

1578. Bretagne, Normandie et Bourgogne envoient des députés au roi pour réclamer la diminution des tailles au taux où elles étaient du temps de Louis \11, la suppression des nouvelles gabelles, exactions et oflices établis depuis la mort de ce prince. Henri III fait une déclaration portant qu'il n’a pas ordonné les leve-es d’argent sur les cheminées, les arpents de terre et les enfants nouveau-nés. Le dur de Mayenne, gouverneur de Bourgogne, est cuvoyé dans la province pour apaiser les habitants et les réduire à l’obéissance. Les Bourguignons lui exposent leurs griefs, lui adressent de nouvelles réclamations pour la conservation de leurs anciens privilèges, et le prient d’intercéder en leur faveur auprès du roi. Mayenne se retire, sans qu’une décision ait été prise. Sur l’envoi d’une nouvelle députation à la cour, le procureur général se rend à Dijon; mais il reste impuissant à décider les Boniguiguons à accepter les édits du roi '. — M. de Matignon , gouverneur de Normandie, se montre plus rigoureux qu'on n'avait été en Bourgogne’. Plusieurs personnes sont pendues par ses ordres. Les trois États de la province s’assemblent et envoient des députés à la cour pour présenter au roi leurs doléances.

Nous avons cessé de parler de la sécheresse de ceste présente année au moys de inay dernier, quand nous avons parlé des processions que le peuple catbolicque faisoit pour prier Dieu de nous donner sa

. grâce et miséricorde en envoyant de l’eaue sur la terre, ce qu’il feit, ainsi que l'avons dict, ès Testes de la Penthecoste, qui fut environ la my-may. Depuis, le temps rentra en grandes cballeurs, qui durèrent jusques au jour de la festc mons. S' Cyr, qui est le seizième jour de juing, que les cballeurs cessèrent quelque peu, à cause d’un tonnerre qui esbranla la pluie en ces pays et par plusieurs nuages, mais non partout en ung jour. Et fut le temps assez modéré, depuis

* Voyez de T)iou, Histoire anivertelU,

I. LXVl. — Voyez atiBSÎ : Mémoite trouvé rloi sur la tahU de la salle des estatz tenus en Bourgogne le i*' de novembre i578; IÔ79, in>33, sans nom de lieu ni d'imprimeur; — .Idrci et discours d’un gentilhomme françojs sur la résolution des estati tenus en Bourgogne; in-3a.

* «Copie d'une IcUre escrile par Edmond Panygrolles, cscuyer, à un seigneur

du pays de Boui^ogne, en laquelle mI contenu le discours de ce qui s'est passé aux estatz provinciaux de Normandie, tenus à Rouen au mois de novemlfhe i Syd. ■ [Archives curieuses de l’histoire de France , i. 1\, p. a63.) ~ Remontrances des trois États de Normandie au roi , avec la réponse du roi; 1 579. jFonlanieu, Pièces J^iùves. vol. 157, foi. i3i, à la Bibi. imp.)

ledit jour S*-Cyr jusques aa i*'jour de juUiet, que recommencèrent 1678. les challeurs plus grandes que devant; combien ^u'il pleut quasi par quinze jours, si est-ce que la pluye ne duroit guères plus que une heure en chacun desditz jours, et estoit la pluye chaulde médiocrement. Tout le reste du jour se continuoit en beau temps et chault, qui fut cause de donner meilleur accroissement aux biens de la terre; et pour ce que ladittc pluye ne veint de buict ou dix jours assez tost, les orges, avènes, légumages, comme pois, febves, cortillages, chanvres, lins, vcsses, foins et herbages demeurèrent, et en fut aussi peu que de longtemps en avoit esté pour une année, mais d’aultres grains fut assez largement. Le foin, le chanvre et la toillc furent fort chers par toute ceste ditte année, à cause de ladittc seicheressc. Le cent de foing fut vendu la somme de i o, i i et i a 1. 1. La livre de chanvTe femelle sans serrer par tout cest esté se vendoil 4 ou 5 s. t. L'aulne de moyenne toille de deux chanvres se vendoit i 3 s. t. celle couverte d'estouppe, 8 et 9 s. l’aulne de treshs, 7 et 8 s. le tout à la petite aulne et mesure de Provins. La laine se vendit plus cher que de coustuine, pour l'aller achepter par les villages à l'cnvi l'ung de l'aultre, et aclicptoient la pierre la somme de 1 1 liv. t. et plus, qui estoit 3o s. t. le peson ou deux petites livres, laquelle au commencement ne se vendoit que 8 Uv. t. laditte pierre. Qui fut cause de hien renchérir le drap.. L’aulne de gris et de blanchet se vendoit par toute ceste ditte année la somme de 48 et 5o s. t. i la mesure de Provins, pour le moindre et le meilleur au dessus. La terre ne donna comme point d'herbe, qui fut cause, avec la fuitte que gens et bestes prindrent pour les gens de guerre voleurs, d'enchérir les laitages, comme beurre et formages, qui furent plus chers que de coustume par la inoytié. La livre de beurre se vendoit 5, 6 et quelques fois 7 $. par tout l'esté comme l'hiver, et n'estoient les formages gros ni espès que l’on vendoit 3 s. tous raolz et 5 et 6 tous sec; , qu'on appelle formages de génisse. Les soulUers furent pareillement en une grande charté, et si n'eust-on sceu dire qui en estoit cause, sinon l'avarice des tanneur.s et bouchers, qui vendoient les pteaux et les cuyrs, avec la charté du

157K. cbanvre et l’avarice des cordonniers, lesquels vendoient une paire de souUiers de i o à i aj>oinctz la somme de 3 o et 4o s. quand iis estoient de vache.

Le blé et le vin ne renchérirent nullement, ains revindrent avant la moisson et la vendange à beaucoup meilleur marché qu'au con>raencement de l’année et S'-Martin d’hiver de devant, et ramandèreni d’im tiers de ce qu’ils se vendoient au temps et saison susdits, de sorte que la queue de vin de Villenauxc, qui à Pasques de ceste présente année se vendoit 55 et 6o liv. ne se vendoit plus que 3 o et 35, et le vin des aultres pays, qui se vendoit 3o liv. et plus, se bailla aux moys de juillet et aoust pour ao et moings. Le blé au cas pareil rabaissa de 1 o s. à 7 et demy et 8 s. le froment et les aultres grains au pris le pris, excepté l’avène, que l’on teint ung peu plus chère, pour ce qu’il sembloit qu’on n’en recueilleroit guères en 3a moisson, le tout à la mesure de Provins.

Depuis le i“ jour de juUiet, le temps s’adonna et retourna aux cballeurs plus grandes que devant, telles que, si elles eussent continué, n’eust esté possible de moissonner les biens de la terre, principallement de jour. Mais le bon Dieu envoya, l’espace de quinze jours et plus, des nuages qui retenoient la clarté du soleil et la challeur extrême d’iceluy sans faire pluye ni grands vens, et ne faisoit cbault extrêmement, comme il fait à la fin dudit moys et commencement de celui d’aoust, environ l’espace de huict ou dix jours, esquelz la chaleur fut si grande qu’elle cuisit et roustit quasi la moytic des raisins des vignes, qui n’esloient qu’en verjus, qui causa ung grand domage, aussi bien qu’avoit faict la gelée du i jour d’apvril dernier. Ces chaleurs causèrent des tonnerres en plusieurs endroietz de l'air et par plusieurs jours, sans pleuvoir, et principallcment le 17' jour dudit moys d’aoust, auquel jour, sur les deux et trois heures aprè.s-midi, le soleil demeurant bel et clair, s’esleva ung tonnerre sur le finage de Vielz-Maisons, S^-Columbe, assez prez de S‘-Martin du Boschet, lequel, au deuxième son et bruict qu’il tonna, tonoba emtny les champs sur ung jeune garçon, aagé de seize ou dix-huit ans, qui moissonnoit avec

d’aultres et le tua tout mort; et se passa sans faire changer le temps 1578. ni esmovoir nuages, ains continua la cliallcur de plus en plus jusques au lendemain, que, sur les six heures du soir, il tonnerre et csclairs recommencèrent si nideroent et espoventablement, que les plus assurez avoient peur. An bruit duquel s’eslevèrent de gros nuages en l'air, qui se convertirent avec le vent en orage et tempeste de gresle et grosse pluye, qui foudroya et entièrement gasta les vignes de Se- ^veilles, de la coste de Miance, de S*-Michel-de-Pongnis, de Haynepon, de Champbenoist, des Bourdes de Provins et partie du finaige de S'-Bris, en telle sorte que l’aipent de vigne où on espérait de recueillir quatre poinsons de vin et plus n’en porta pas ung muyd, aultres demy, aultres rien. Et dura cest orage presque une heure. Où laditte nuée estoit et s’effondra, la terre fut trempée presqu’un pied avant; mais n’arresta guères à estre seich^ comme au précédent, car dès au lendemain le temps retourna à la challeur un pou moindre que devant, qui dura jusques à la Toussainetz.

La grande chaleur, le petit nombre et le peu de durée des pluies, l’alxsente de rosées pendant le printemps et l’été amenèrent une extrême sécheresse. En fouillant la terre, on la trouvait sèche à quatre ou cinq pieds de profondeur; les puits et les fontaines tarirent en plusieurs endroits; les eaux de la Seine, de l'Yonne, de la Marne et des autres rivières étaient aussi basses qu'on les avait jamais vues; plusieurs moulins à eau cessèrent de tourner, et les moulins à vent même chômèrent. La sécheresse dura près d'un an et demi et ne cessa qu'à la Toussaint, où l'on eut de la pluie en abondance; cette sécheresse était annoncée par la comète de 1677, ainsi que les autres malheurs qui marquèrent l’année 1678 et la maladie dont il va être question.

00116 maladie a esté nommée le courant; laquelle, dès le moys d'aoust , prinl commencement en la ville de Paris , et à l'instant ès villes voisinnes, commv^Corbeil, Melun, Lagni, Meaux, Pontoise,

Poissi, Estampes et quant et quant ès villages et boui^ desditz lieux, et générallement après par tout le royaume de France et dehors, principallemeut ès pays bas de Flandre, Haynault et autres, ainsi qu’en portèrent tesmoignage ceux qui furent esdits pays 4 la guerre pour

1578. nions, le duc. Et fut ceste maladie contagieuse. De ceux qui en furent frappez, n’en morut pas la centiesme partie. Si tous qui en furent malades en fussent mors, il ne fust pas eschappé la troisième partie des personnes du royaume de France. Pour ung qui fut atteint de ceste maladie dans les villages, il y en eut trois ou quatre qui le furent dans les villes. Les médecins, cyrurgiens et apoticaires de Paris s’assemblèrent pour consulter des causes qui povoient engendrer ceste ditte maladie, aussi pour y trouver remède et garison. Le tout bien dis-^ puté, n'en peurent que dire, sinon que c'estoit une maladie que Dieu envoyoit aux humains en pugnition , ainsi que l’avoit peu présager la cornette de l’an passé. Toutesfois il fut résolu à laditte assemblée qu’on expérimenterait par la saignée et purgations extraordinaires, selon les complexions des parties, avec les faire tenir en challeur, puisque les remèdes ordinaires ne se^oient de rien. Ceux qui furent les mieux secourus et médicinez monirent et en plus grande peine que les pauvres qui n’avoient moyen de se médiciner que d’eux-mesmes; et furent les maladies fort longues, tant en ceux qui morurent qu'en ceux qui reschappèrent. Or fut ceste maladie du courant une disenterie de boyaux et mal de ventre fort doloreux et si cruel qu'il amena ung flux de sang horrible et de grandissime douleur, accompagné d’une colicque passion telle, qu’il sembloit aux pauvres patiens qu’ilz deussent jetter par le fondement leurs trippies et boyaux, et eussent esté, il leur sembloit, bien heureux, s’il fust ainsi advenu. Le premier jour que telle maladie prenoit et saisissoit les personnes, elles se puigeoient entièrement de toute la matière fécalle qui estoit en leur ventre et n’y demeuraient que les boyaux; mais par après estoientbien les grandes douleurs, quand la volunté d'aller à l’esbat les prenoit et qu’elles se présentoient sans y sçavoir rien faire, que aulcunes beaucoup de sang rouge et enllambé comme feu^pour lequel jetter dehors les pauvres patiens s’esplaignoient de toutes leurs forces et cry'oient d’une clameur doloreuse, qui donnoit une grande compassion aux gens sains qui les regardoient. Or n’estoient les doleurs si grandes aux ungs comme aux aultres; car la pluspart avoient les deux flux

ensemble, c’est assavoir de sang et de ventre. Mais, tant les ungs que les aiiltrcs n’estoient quittes de se présenter à la selle et à leurs alfaires vingt fois en une heure le plus souvent, et pour le moings plus de cent fois en vingt-quatre heures, et si tant les ungs que les aultres sentoient une grande douleur au fondement. Ceux qui n’ont veii ce mal et ce que jettoient dehors de leurs corps les patiens attainetz de ceste maladie ne vouldroient pas croyre l'infection et puantise que c’estoit. A plusieurs avec ce mal leur vint ung vomissement d’estomac et de cœur, et de telz peu en cscliappa. A plusieurs aultres tomba une froidure sur .leurs corps et membres si grande que le fer n'est qjlus froict, et si ne les povoit-on reschaulTer en quelque sorte que ce fust; toutesfois, lesditz patiens ne se plaignoient de telle froidure non plus que s’ilz n’en eussent rien senty. Aulcuns frappez de ceste froidure en eschappèrenl, mais bien peu. Le souverain remède et le meilleur qu’on trouva pour guarir ceste maladie fut de se tenir au lict le plus chauldement qu’il estoit possible et de laisser tout eschapper et faire son aysance dedans le lict sans se lever, de peur de se morfondre, et de manger des coings-pommes cuitz entre deux braises, pareeque lesditz coings-pommes estoient en nature au temps de laditte maladie, qui dura jusques à la S'-Martin d'hiver. Ceux qui ont eschappé de laditte maladie ont esté plus de six moys avant qu’estre reserrez et raffermis au ventre. Toutesfois ne sentoient douleur et n’alloient que cinq ou six fois le joiu- et aultant la nuict à leurs affaires naturelles.

Aux environs de Nogentsur-Scine et dans le Laonnais, les loups ou autres bêles féroces se jcltent, en juin et en juillet, sur les gens et les dévorent. Les habitants de Nogent, de Pons-sur-.Scine et de plusieurs villages environnaots se mettent en armes avec les gentilshommes et leurs chiens pour les chasser. En octobre et novembre, un loup enragé mord les vaches de la Fontaine-au-Bois cl du l’Icssis-de-Mériot. — Abus commis au prieuré de la Fonlainc-au-Bois. Au lieu des grandes messes qu'on disait jadis chaque jour ainsi que les autres oflices, et des aumônes qu’on y faisait, on n'y dit plus qu’une messe basse, et le revenu du prieuré est appliqué à M'** de Rissé, femme du seigneur dudit lieu, à laquelle l’abbé d’Essonnes a fait don de ce revenu , pour les bons et agréables ser-

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tf>7R. vices que cette dame lui a faits et fera en dépit du mari. — Débat et luttes sanglantes entre les écoliers et les mariniers de Paris. Les ecoliers sont désarmés par onire du roi. — La moitié des changes de Saint- Ajoul s'écroule le dernier jour de mai par un beau temps. Les gens du roi veulent s’emparer du bois et des tuiles tombés. Le prieur réclame, et les matériaux loi sont lai.ssés, é condition qu’il les emploiera k la réparation des halles. — La reine mère ramène la reine de Navarre à son mari. — Quatre enfants miles naissent d’une même couche dans la paroisse deChaïupceneU; l’un d’eux mourut le lendemain, les trois autres au bout de quarante-six heures'. — Vol commis par M. Augustin de ForesI, curé de Sainte-Croix et archidiacre de Provins, et par ses chambrières, au préjudice d’un nommé Anian Dumont, qui avait loué les greniers de l'archidiacre pour y renfermer ses grains, scs effets et son argent. De Forest et .ses chambrières sont mis en prison pour ce fait; le présidial de Provins condamne è mort les chambrières, dont la peine est réduite, en appel au parlement, au fonet et au liannissement. L’archidiacre, renvoyé devant l’onicial de Sens, parvient à désintéresser sa partie et à se faire renvoyer absous. — M~' de Saint-Simon, dame de Chanteloue, hérétique, meurt à Chanteloue vers le mois de septembre. .Son fils, le seigneur de Besancourt, la fait enterrer sans bruit et sans pompe dans l’église de Bauchery, et fait aussitôt rccarreler sa fosse, de peur qu’on ne l’en tire la nuit. — Henri III institue l’ordre du .Saint-Esprit’. I.a cérémonie d’installation a lieu le dernier jour de décembre, dans J’église des Augustins de Paris. Le roi prononce le serment, comme premier chevalier, cbef et grand maître de l’ordre, et reçoit le manteau et le collier. .M. de Chiverny, chancelier, M. de Villeroy, trésorier, le prévost del> cérémonies, le greflier, le héraut et les simples chevaliers prêtent successivement serment. La cérémonie se termine par le chant du Veni Creator.

' Ce fait était constaté, au dire de M Bivot {lliil. de Provins, ms. I. VI, p. 356), par una inscription qui se voyait de son temps dans l'église de ChampeeneU.

' Relation des cérémonies observées aux Grands-Augustins, lors de l'institution de l’ordre du Saint-Esprit; iSyS. (Bibl. imp. anc. fonds franç. vol. go34, fol. îy) ; — Lettre de Henri III au duc de Nemours , pour lui annoncer qu’il est au nombre des

chevaliers; 5 décembre i5y8 {Ibid. vol.

8846 , fol. 5g) ; — Addit. aux Mémoires de Castelnau, 1. 1, p. SyS; — Journal du rogne de Henry III, p. 33; — Les cérémonies tenues et observées k l’ordre et milice du Saint Esprit, etc. (,4rc4. curieuses de l'hul de France, I. IX, p. a8g); — Édit d’institution et statuts de l'ordre du Saint-Esprit i5y8, décembre. (Isambert. Ree. des anc. lois française^, t. XIV, p. 35o.)

DE CEAUDE HATON

CÉRÉMONIES POUR l’INSTmTlOS DES CHEVALIERS DD SAINT-ESPRIT. MECONTENTEMEN I

EN NORMANDIE ET E.N BOCRCOGNE, AU SUJET DES TAILLES. RÉGLEMENTS POUR LA

VENTE Dtl SEL ET POUR LA CHASSE; CRÉATION D'OFEICBS. INCENDIES, MEURTRES,

EÏECUTIONS, PROCÈS. TREMBLEMENT DE TERRE. GELEES TARDIVES; PROCES- SIONS POUR OBTENIR DE L'EAU. RETOUR OU DUC D’ANJOU. TROUBLES EN

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