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Du Plessis-Besançon à Mazarin

De la rade de Posilippo, le 7 juin 16482.

Votre Éminence aura vu, de la dernière dépêche de Piombino, du 25 de mai, la résolution qui fut prise de se venir présenter à la vue de Naples, avec les dix-neuf galères du roi, les six vaisseaux commandés par le chevalier Garnier et le blé dont on s'étoit pourvu, au nombre d'environ deux mille six cents charges, pendant le séjour de M. le cardinal Grimaldi audit Piombino.

Ensuite de quoi, lesdits vaisseaux firent voile prenant le large, et les galères terre à terre, jusques à Civita-Vecchia, sur lesquelles le sieur du Plessis-Besançon s'embarqua, pour avoir moyen de s'aboucher, comme il fit, à Sainte-Marinelle, avec M. le marquis de Fontenay et y prendre le reste des Napolitains qui étoient demeurés à Rome, lesquels sont bien soixante-dix, compris ceux

1, Santa-Marinella, petit port situé non loin de Civita-Vecchia.

2. Celle date est celle du jour où du Plessis-Besançon commença la rédaction de celle lellre, qui ne fut expédiée que le 12 juin.

qui étoient déjà venus de Givita-Vecchia à Piombino sur le vaisseau du chevalier Paul, et, entre eux, les sieurs Marc-Antoine Brancaccio et Philippe Prignano.

Le mardi 2, lesdites galères se rendirent à l'île de Ponze, où tout se devoit rejoindre, et les vaisseaux le lendemain sur le soir, sans prendre port, si bien que, le jeudi 4, sur les cinq heures après midi, lesdites galères passant entre l'île de Procida et la terre ferme et les vaisseaux par dehors, tout se fit voir à Naples, et mouilla ensuite assez proche de Chiaja, vis-à-vis de la côte de Posilippo.

Dès la nuit môme, on envoya, sans perdre de temps, diverses chaloupes pour mettre en terre ceux qui avoient quelque intelligence, pour y donner et recevoir des nouvelles; celle du lendemain, on a fait diverses diligences à même fin, mais la plupart sans effet, ou pour le péril qui s'y rencontre effectivement, ou pour la crainte de ceux-là qu'on avoit destinés à cet effet; de sorte que, jusques à présent, on ne voit aucun mouvement en ce peuple, sur lequel on puisse fonder une espérance bien solide de quelque soulèvement général et tel qu'il est à désirer.

Tous les avis que l'on a pu avoir encore de l'état des choses et des ennemis sont qu'il n'y a rien plus certain (jue le peuple de Naples et de la plus grande partie des provinces du royaume est entièrement aliéné des Espagnols et plein de bonne volonté pour nous; mais, comme ils n'ont quasi plus de chefs, et qu'il n'y a personne assez hardi pour commencer, les esprits et les affaires, quoique l'un et l'autre fort émus, demeurent néanmoins sans agir et sans résolution.

Quant aux forces des ennemis, on assure que celles du Poderique sont encore dans l'Abruzzo, et que, dans Naples, Baya et Castellamare et autres places circonvoisines, ils peuvent bien avoir quatre à cinq mille hommes, la plupart Espagnols, et le reste Allemands et Italiens, entre lesquels il y a pou de cavalerie.

Le soir que nous arrivâmes, toutes les boutiques furent fermées dans Naples avec émotion et tumulte, et n'ont point ouvert du depuis, et, hors une fois que le comte d'Ognate s'est fait voir par les rues avec peu de gens, il a été toujours depuis retiré dans les postes de sûreté avec don Juan d'Austria.

Si l'on en croit aux rapports qui nous ont été faits, on se pouvoit saisir d'abord d'une tour qui est à Nisita, et mettre pied à terre à Posilippo, mais, l'un n'étant pas jugé nécessaire, et l'autre de peu de fruit et trop difficile à s'y maintenir si près de Naples avec si peu do gens, il n'a pas été jugé à propos de s'y engager,

joint qu'à moins d'être assez forts pour se soutenir de soi-même, ou que le peuple se remette en l'état qu'il étoit du temps de M. de Guise, on ne croit pas qu'il y ait rien à faire dont l'issue ne fût visiblement mauvaise.

Quant au premier point, il faut avoir de quoi faire la guerre de soi-même, mais non pas si puissamment qu'ailleurs, parce qu'on aura vraisemblablement le peuple et le pays favorables, ce qui ne peut être qu'après l'arrivée de toutes les troupes et de l'armée navale ; pour l'autre, il faut l'attendre du temps avec beaucoup d'incertitude, et d'autant plus que l'effet dépendoit des premiers mouvements du peuple, le premier jour que nous avons paru; mais on croit que nous sommes venus trop faibles et trop tard pour cela, les ennemis ayant eu le loisir de se défaire ou s'assurer des personnes suspectes, et de se pourvoir en quelque façon des choses dont ils avoient le plus de besoin.

Il est venu deux nuits de suite une felouque du petit môle pour donner divers avis, et, la dernière fois, avec une personne assez raisonnable de la part des principaux chefs qui sont restés au peuple, lesquels nous exhortent d'attendre, et nous font espérer que toutes choses se vont disposant pour engager les autres quartiers de la ville et faire le soulèvement général, nous reprochant néanmoins notre retardement et notre foiblesse, au préjudice des espérances que M. l'ambassadeur leur a souvent données d'un beaucoup plus grand et plus prompt secours de toutes choses, et nous convient cependant d'avoir patience et de ne faire pas comme fit l'armée navale, au mois de janvier, à quoi l'on a répondu tout ce qu'on a cru qui pouvoit servir à l'affaire.

Tous demeurent d'accord que la nécessité du pain est extraordinaire, étant au moins trois fois plus cher que de coutume, ce qui fait croire, ou que le peuple est fort abattu ou bien dominé des Espagnols, puisque lui ayant fait savoir par toutes voies que nous avons du blé pour lui et toutes sortes de munitions, nous ne le voyons point se soulever ni venir à nous. La nuit du 5 au 6, le nommé Jacomo, libraire, qui partit avec M. Zamet, a été mis à terre pour entrer dans la ville ; le capitaine des gardes de M. de Guise, qui est ici avec nous et duquel M. l'aaibassadeur a bonne opinion, y a aussi envoyé à même fin; il se doit faire encore d'autres diligences pour la ville et pour la campagne et lieux circonvoisins de Naples, ce qu'on fait plutôt pour ne rien négliger que pour en espérer un grand fruit, jusques à ce que l'on puisse mettre pied à terre au moins avec cinq à six mille hommes do pied, quatre ou cinq cents chevaux montés, et ce qui appartient

au service d'un siège et de l'artillerie, comme outils, officiers et mineurs, parce qu'en ce cas, il est à croire que les peuples prendront les armes pour nous seconder, ou que ceux de Naples nous appelleront après les avoir prises.

Ayant donné avis à Votre Éminence du temps que peuvent durer les vivres des vaisseaux et galères, dont il faut encore diminuer quelques jours pour l'affluence des Napolitains qui s'y viennent rendre, on ne lui en dira rien davantage ici, mais seulement qu'il y a déjà le quart du régiment de Perrault malade, et qu'il est à craindre que, quand le reste de l'armée navale arrivera, ce qui est ici ne soit plus en état d'y demeurer, s'il n'est pourvu d'ailleurs à leurs victuailles. Quant au reste. Votre Éminence peut croire qu'on prend toujours à l'avenir les résolutions les plus conformes à l'état des choses, mais, comme ce seroit une dérision qu'on demeureroit longtemps en cette posture, sans en retirer autre fruit, après avoir encore attendu quelques jours celles que pourront prendre les Napolitains, il est à croire que l'arrivée de la seconde escadre de vaisseaux nous apportera des ordres ou des connoissances de la cour qui nous donneront moyen et lieu d'entreprendre quelque chose de plus par deçà, ou de porter les forces ailleurs, si ce n'étoit qu'ayant confirmation des avis et du prompt retour de l'armée navale des ennemis en ces mers, nous fussions obligés de ne l'attendre pas ici. Il nous a été proposé, avec quelque apparence de succès, de prendre Gastellamare ; mais, outre qu'il y a six cents Espagnols dedans, qu'il faudroit peut-être mettre du canon à terre ou avoir des mineurs pour cet effet, on ne juge pas à propos de s'y engager qu'on ne voie un soulèvement solide du pays circonvoisin; c'est à quoi l'on travaille puissamment par diverses voies trop longues à déduire, en attendant la seconde escadre de vaisseaux, les blés et les trouppes qu'elle doit mener avec elle.

Pour ce qui est des postes que les vaisseaux et galères peuvent prendre, en cas de mauvais temps, pour leur sûreté, il s'en trouve plusieurs pour les premiers en cette saison, outre qu'à moins d'être bien surpris d'un coup de vent, ils peuvent demeurer sur les bords à l'entrée du golfe, et, pour les autres, les pilotes croient qu'ils n'en manqueront pas autour des îles circonvoisines. Néanmoins, c'est ce que l'on voit assez incertain, si nous n'avons la terre à faveur, ce qui fait que, mémo où. elles sont aujourd'hui, il n'y a rien d'assuré, parce que les ennemis les en peuvent chasser à toutes heures avec des pièces de six livres de balles seulement, qu'il leur est fort aisé d'y conduire; de sorte que, cela arrivant ou

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quelque gros temps, lesdites galères se trouveroient en danger de se perdre ou de courre bien loin, ainsi que MM. de Vincheguerre et de Ballibaut l'ont représenté à M. le cardinal Grimaldi, après lui avoir dit qu'ils n'avoient des vivres que pour demeurer encore vingt jours ici pour le plus, sans compter ce qu'il leur faut pour leur retour.

La nuit dernière, on a mis en terre la plus grande partie des Napolitains, entre le pont de la Madeleine et la tour del Greco ; mais, après y avoir demeuré quelque temps, ils sont revenus aux galères, rapportant que tout le pays étoit pour nous, et que, lorsque le peuple de Naples prendroit les armes et que les François se seroient désembarqués, ils ne manqueroient pas de faire de leur côté ce qu'il faut et se mettroient de la partie. D'où l'on voit assez clairement, et par le discours de celui qui est venu sur la felouque du petit môle, qu'ils prétendent que c'est à nous à commencer, et qu'aussitôt qu'ils nous verront pied à terre, ils feront ce qu'ils doivent, ce qui est si hasardeux avec le peu de forces que nous avons, qu'il ne semble pas à propos de prendre une telle résolution sans voir plus clair à l'événement, pour les divers accidents qui en pourroient arriver, ainsi que Votre Éminence le peut assez juger d'elle-même, sans qu'il soit besoin de s'en expliquer davantage et conclure, du contenu de cette lettre, que le bon succès de cette affaire dépendoit entièrement d'y être venus plus forts ou beaucoup plus tôt.

Postscript, du il. De la rade de Castellamare.

Le dimanche 7, le sieur de Vieux-Marchais vint joindre l'armée dans le golfe de Naples avec quatre vaisseaux ou frégates, et deux brûlots, où l'on avoit embarqué environ trois cents hommes, tant officiers que soldats du vieux corps de Montpezat. Le 8, au matin, il parut encore deux vaisseaux à l'entrée du golfe, lesquels n'étant jugés des nôtres, le sieur chevalier Paul fut commandé pour les aller reconnoître et leur donner chasse avec quelques autres navires, qui furent suivis de toute l'armée, à la réserve des galères, auxquelles le gros temps qu'il avoit fait toute la nuit et qui duroit encore ne permit pas de serper.

Lesdits vaisseaux, qui étoient zélandois et venoient vent arrière, nous ayant reconnus et se trouvant chargés de six mille charges de blé qu'ils avoient pris à Gênes pour Naples, tâchèrent de gagner Baies ou Pouzzoles, mais, le vaisseau dudit chevalier Paul ayant fait force de voiles et doublé Nisita, et ensuite les deux frégates des sieurs^Vieux-Marchais et d'Aspremont, l'un desdits vaisseaux s'alla ranger près de terre assez proche dudit Nisita, où la

chaloupe dudit sieur d'Aspremont l'alla prendre, les matelots s'étant presque tous sauvés à terre.

Cependant, ledit sieur Paul ayant quasi gagné le vent à l'autre desdits vaisseaux, il fut contraint d'aller mouiller sous le canon de Pouzzoles, où plusieurs chaloupes des ennemis, chargées de soldats, le vinrent joindre pour le défendre de la barque longue dudit sieur chevalier Paul, lequel ayant plié ses voiles et s'étant aussi mouillé proche dudit vaisseau, tous abandonnèrent excepté le maître et trois ou quatre matelots; de sorte qu'il fut pris aussi bien que l'autre, nonobstant le canon dudit Pouzzoles et celui d'une batterie de trois pièces qu'on avoit amenées de Naples, et qui tirèrent incessamment, durant plus de deux heures, à la portée du mousquet, tant sur les vaisseaux desdits chevalier Paul et Vieux-Marchais, qui avoient mouillé plus bas sous le vent, que sur la prise, avec perte de neuf à dix hommes sur celui dudit sieur Paul, morts ou jambes et cuisses emportées, compris le sieur Philippo Prignano, dangereusement blessé aux deux jambes de la seconde volée de canon. Les ennemis parurent lors ù terre, au nombre d'environ mille ou douze cents hommes venus de Naples ou sortis de Pouzzoles avec quelque cavalerie.

On ne sauroit taire, en cet endroit, que le bon marinage, la vigilance et la résolution dudit sieur Paul n'aient été cause de cette prise, chargée à compte des Espagnols, ainsi qu'il se voit des lettres de l'ambassadeur Konchillo au comte dOgnate, laquelle auroit autrement eu temps de se mettre en lieux qui l'auroient ou sauvée pour les ennemis ou du moins perdue pour nous.

Le soir du même jour, les galères ayant couru fortune la nuit précédente sous la côte de Posilippo vinrent donner fond entre Pouzzoles et Nisita, dont étant revenues le 9 au matin à leur premier poste, le canon que les ennemis y avoient logé les obligea de s'en retirer plus loin et de souffrir, comme elles tirent, tout le jour et la nuit ensuivant jusques à là pointe du jour du 10, un gros temps de ponant et le [ ] qui les força de donner fond entre

les vaisseaux, à plus de soixante brasses d'eau, non sans y courre quelque fortune; de sorte que, le vent s'étant un ])ou calmé, elles sont aussitôt allées prendre l'abri vers le cap de Misène et tâcher de faire de l'eau à Procida, les vaisseaux ayant fait voile en même temps pour les suivre, autant que la grosse mer et le vent le purent permettre ; mais enlin, ajiros avoir demeuré longtemps sur les bords sans pouvoir doubler Nisita, et le j)onant s'étant renforcé, il a fallu venir mouiller, sur le soir, près de Castellamare.

Maintenant, voyant, par divers avis assez vraisemblables, que

les peuples de Naples et des lieux circonvoisins persistent dans la bonne volonté pour nous et les Espagnols à les aigrir de plus en plus par leur conduite, bien que ce soit en les mettant hors d'état de pouvoir commencer (quoiqu'ils nous en donnent encore espérance), et connoissant d'ailleurs combien il est important de n'abandonner pas entièrement cette affaire pour tant de raisons que Votre Éminence sait mieux que personne, jusques à ce qu'on voie d'autres ordres de la cour pour agir d'un autre côté, il a été jugé à propos de demeurer en ces mers, tout autant que les galères auront de quoi vivre, ce qui ne sauroit aller qu'au 25 du courant pour le plus loin; et l'on s'est porté d'autant plus volontiers à cette résolution qu'on apprend de tous ceux qui viennent de Toulon qu'avant la fin de ce mois ou les premiers jours de l'autre, M. le prince Thomas et le reste des forces de terre et de mer destinées pour cette entreprise ne sauroient effectivement faire voile.

Cependant, s'il y a lieu de se pouvoir saisir de Procida durant notre séjour, et que ce soit une entreprise proportionnée au peu de troupes et de moyens que nous avons, on le fera, parce que ce seroit un levain et une préparation non moins nécessaire qu'utile pour Ischia, les desseins de Baies et de Pouzzoles, quoique d'ailleurs assez faciles par la nature et situation de ces places, pouvant rece\oir de grandes difficultés dans l'exécution , faute de cavalerie, surtout étant si proches de Naples, ainsi que tous ceux de terre ferme, à la réserve de Gastellamare.

On donne présentement part en substance à M. le prince Thomas de la disposition des choses, et l'on ne doute point qu'il ne soit parti d'auprès de Votre Éminence bien informé de toutes les intentions de la cour, sur ce qu'il faudra faire d'une façon ou d'autre.

Nous espérons de pouvoir aller cette nuit, du H au 12, joindre les galères, et, en cas que, faute de vivres, elles soient contraintes de retourner en arrière, pour en aller prendre jusqu'à Toulon, et nous de les suivre avant l'arrivée de mondit sieur le prince Thomas, on fera toutes les diligences convenables pour faire savoir à ces peuples qu'on ne s'en va que pour revenir assez forts pour les délivrer, n'étant venus en l'état que nous sommes que sur les avis que les leurs ont donnés qu'un semblable secours étoit suffisant, puisqu'ils n'avoient besoin que de munitions de guerre et de blé et de quelques troupes, chefs et officiers pour se mettre à leur tète.

Ici, l'on ne met point en considération à Votre Eminence combien il est vraisemblable qu'en même temps que nous aurons

aspemblé toutes nos forces de terre et de mer pour être en état d'agir par deçà, les ennemis y seront aussi de s'y opposer avec leur armée navale, parce qu'encore que de Gènes, de Livourne et d'ailleurs, nous puissions avoir quelques avis du temps qu'elle pourra se mettre à la mer, ceux que Votre Éminence peut recevoir, par des voies plus assurées et peut-être plus promptes, lui donneront lieu de faire toutes les réflexions convenables sur cette matière et de nous faire part, ensuite ou par avance, de ses sentiments et ordres là-dessus.

Supposé que, pour les raisons qui ne nous sont pas connues ou pour d'autres que nous pouvons connoître, on voulût différer jusques à la fin de l'automne ou en autre temps d'entreprendre solidement quelque chose par deçà, on tâchera, devant que de s'éloigner d'ici, de profiter en sorte du séjour qu'on y fera, qu'avec plus de connoissance on puisse dresser des mémoires particuliers de ce qui s'y pourra faire, et de les envoyer assez à temps à Votre Éminence pour qu'elle y puisse pourvoir ou nous en donner le moyen, ce qu'on fera par courrier exprès.

(Minute. Affaires étrangères, Naples, VIII, 251.)

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