‹ Mémoires de duc de Saint-SimonChapitre 143 sur 315 · Le manuscrit donne après^ au lieu de pendant · texte numérisé non relu

Le manuscrit donne après^ au lieu de pendant

Parlement ; scélératesse et piège du premier président, que le duc de la Rochefoucauld évite avec noblesse. — Duc du Maine arrive en séance. — Protestation des pairs sur les usurpations du Parlement k leur égard, et interpellation à M. le duc d'Orléans sur sa promesse de les juger dès que les affaires du gouvernement seroient réglées, k laquelle il acquiesce en pleine séance. — Députation du Parlement va quérir le testament et le codicille du Roi. — Stairs dans une lanterne ; le duc de Guiche^ bien payé, dans une autre ; le régiment des gardes aux avenues. — Dreux, conseiller de la grand'chambre, fait k haute voix lecture du testament, et l'abbé Menguy, conseiller clerc de la grand'chambre, du codicille. — Discours de M. le duc d'Orléans. — Le testament du Roi abrogé quant k l'administration de l'État. — Forte dispute publique, puis particulière, entre M. le duc d'Orléans et le duc du Maine sur le codicille du Roi ; sur l'avis du duc de la Force, je fais passer la dispute dans la quatrième des enquêtes ; je l'y fais après suspendre, et fais lever la séance et rc mettre k l'après-dîner i. — Madame la Duchesse, en haine des bâtards, en récente et secrète mesure avec M. le duc d'Orléans, qui déclare Monsieur le Duc, en séance, chef du conseil de régence; le Régent rend au Parlement les remontrances, lui promet de lui parler de ia forme du gouvernement, et lève la séance avec grand applaudissement. — Mesures au Palais-Royal, où je vais dîner. — Courte joie du maréchal de Villeroy, etc. — Séance de l'après-dtner; discours de M. le duc d'Orléans. — Le duc du Maine ose k peine répondre; le codicille est en tout abrogé. — Le Régent est revêtu de tout pouvoir; contenance des bâtards; acclamations. — Compliment du Régent, qui propose six conseils, et s'y appuie de M*" le duc de Bourgogne, et pourquoi; applaudissements; fin de la séance. — Le Régent retourne. k Versailles, où en arrivant Madame lui demande pour grâce unique l'exclusion entière de l'abbé du Bois de tout, et en tire publiquement sa parole.

La mort du Roi* surprit ]a paresse de M. le duc d'Orléans, comme si elle n'avoit pu être prévue; il en étoit demeuré où on a vu que je Tavois laissé. Il n'avoit fait aucun progrès dans aucunes des résolutions qu'il falloit avoir prises, tant sur les affaires que sur les divers choix ; et il fut noyé d'ordres à donner, et de choses à régler, toutes plus petites ou plus médiocres les unes que les autres, mais toutes si provisoires et si instantes qu'il

i. Saint-Simon écrit plus souvent aprè9-4inèe.

2. SaintrSimon a écrit ces quatre premiers mots en caractères notablement plus gros que les autres, et en faisant commencer l'alinéa au milieu de la ligne.

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