CHAPITRE XIX
il716. -* M. du Maine me fait une visite sans cause. — Je visite ' ' M. et M""" la duchesse du Maine, qui me tiennent des propos foit
'iV- singuliers, mais fort polis. — Abbé du Bois conseiller d'État
r^v d'Église. — Force évêchés et abbayes donnés; prédiction sur Cam-
bray singulière. — Conseil de commerce. — Monsieur le Duc et le duc du Maine entrent au conseil de guerre. — Mort des reines '^^ douairières de Suède et de Pologne- — Mort, caractère et succession
de la duchesse de Lesdiguières GondL — Mort de M™" de Grancey. (A — Mort et caractère de Coulanges, et celui de sa femme. — Mort de
Cavoye ; veuvage de sa femme respectable et prodigieux. — Mort de M"« d'Acigné. — Mort de Parabère. — Mariage du tils unique de M. de Gastries ; singularité étrange de M"** la duchesse d'Orléans. — Mariage de Broglio, moit maréchal de France et duc, avec une Malouine. — Mariage de Bellegarde avec la fille unique de Vertamont, k qui on donne un râpé de l'ordre ; foule étrange de ces râpés et vétérans. -> Mariage de Maubourg avec une fille du maréchal de Besons. — Mariage du duc de Melun avec une fille du duc d'Albret. — Mariage conclu, puis rompu avec éclat, du marquis de Villeroy avec la fille aînée du prince de Rohan, qui ne le pardonne pas; il marie sa fiHe au duc de la Meilleraye, et le marquis de Villeroy épouse la fille ainée du due de Luxembourg. — Gourtenvaux marie son fils à la dernière fille de la maréchale de Noailles , et lui donne sa charge des Cent-Suisses.
Avant de commencer [à] rapporter les événements de cette année 1716, il faut, pour un moment, remonter dans la précédente sur la préparation de ce qui en fut les premiers. M. du Maine et moi étions toujours sur le même pied ensemble, depuis Tétrange visite que je lui avois rendue, lorsqu'il nous fit casser sur le corps la corde du