‹ Mémoires de famille C. E. Casgrain [microforme]Chapitre 2 sur 26 · Madame Pierre Casgrain · texte numérisé non relu

Madame Pierre Casgrain

de faire la sienne, mais le tout s'est passé tel qu'on pouvait le désirer; elle a passé la journée gaiement avec nous, aidant à tout ce qu'elle pouvait, tel qu’elle avait coutume de le faire, et le lendemain matin, elle m'a dit : vos affaires sont finies, je crois qu’il est temps que je fasse les miennes ; à la vérité, elle ne s’est point trompée, car à deux heures et demie, le 15, elle nous a fait politesse d'un gros garçon, qui est très-bien portant, et elle est très-bien. J’ai eu le plaisir d’être la marraine avec M. Panet, il se nomme Pierre-Philippe ; imagine-toi, d’où tu es, voir ton Papa, et ton frère ; la joie où ils sont d’avoir ce gros garçon. Vois si, depuis un certain temps, j'ai dû être occupée, et que j'avais des raisons qui m'empêchaient de t'écrire aussitôt que je l'aurais désiré. J'attends avec impatience une des tiennes.

Je désire savoir comment tu. es et le temps

que tu as mis à te rendre, si tu te trouves mieux, aussi si tu te plais bien, tout cela m'intéresse, cher fils; ne manque pas de m'ivformer de tout, la manière dont tu te comporteras, ne trompera pas mon attente, au moins j'ose l’espérer. Ton papa te fait ses embrassements les plus tendres, ainsi que la famille. Madame Panet, quoique sans cesse occupée des petits soins et attentions, qu'elle doit à son che: époux, n’oublie pas son cher Charles, elle me charge de beaucoup de choses qui te regardent, et que je ne puis t'écrire; je te dirai seulement que ton papa vient de lui payer la gageure, qu'elle a double plaisir et profit à gagner. Crois-moi, cher fils, ta tendre et affectionnée maman.

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