‹ Mémoires de Fléchier sur les Grands-jours d'Auvergne en 1665, annotés et augmentés d'un appendice par m. Chéruel, et précédés d'une notice par m. Sainte-BeuveChapitre 24 sur 147 · NOUVELLE DE L'AUTRE MONDE · texte numérisé non relu

NOUVELLE DE L'AUTRE MONDE

Vers les bords du fleuve fatal Qui porte les morts sur son onde, Et qui roule son noir cristal Dans les plaines de l'autre monde ;

Dans une forêt de cyprès Sont des routes froides et sombres, Que la nature a fait exprès Pour les promenades des Ombres.

Là, malgré la rigueur du sort, i Les amants se content fleurettes ,

Et font revivre après leur mort Leurs amours et leurs amourettes.

Arrivé dans ce bas séjour, Comme j'ai le cœur assez tendre, Je résolus d'abord d'apprendre Comment on y traitoit l'amour.

J'allai dans cette forêt sombre, Douce retraite des amants,

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