‹ Mémoires de Fléchier sur les Grands-jours d'Auvergne en 1665, annotés et augmentés d'un appendice par m. Chéruel, et précédés d'une notice par m. Sainte-BeuveChapitre 91 sur 147 · Prévôt de rile-de-France · texte numérisé non relu

Prévôt de rile-de-France

carreau de velours noir avec un galon d'or derrière lui, et sur la même ligne étoient les trois autres conseillers d'Etat. »

Foucault n'insiste que sur l'appareil dont s'entourent les commissaires des Grands-Jours et sur les cérémonies extérieures. Il semble que ces assises extraordinaires ne soient plus que des pompes royales. Un autre caractère de ces Grands- Jours , c'est que les commissaires ne sont plus pris dans le parlement , mais uniquement parmi les conseillers d'Etat et les maîtres des requêtes que l'on regardait comme des instruments plus dociles delà volonté royale.

Cette rapide esquisse de l'histoire des Grands-Jours suffit pour prouver que peu d'institutions ont plus contribué à faire pénétrer dans les provinces l'autorité monarchique et à préparer l'unité nationale. Il n'est donc pas sans intérêt pour la connaissance générale de nos institutions d'étudier dans un récit agréable, comme celui de Fléchier, l'histoire d'une de ces assises extraordinaires. Les incidents romanesques qu'il y a mêlés , pour plaire sans doute à Mmes de Caumartin et à une société de précieuses , ne diminuent en rien l'autorité de son témoignage. Il est d'ailleurs confirmé par le Journal du c/reffîer Donfiois, dont on trouvera de nombreux extraits dans la suite de YAppendice.

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