‹ Mémoires de Fléchier sur les Grands-Jours d'Auvergne en 1665 (volume 2)Chapitre 5 sur 98 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

Nostrarum in cœtus Nympharum spicula torquet Improbus, accenditque animos, et suscitât ignés. Quaeque suis agitur studiis , sua cuique cupido est

« Du sein des nuages , Cupidon lui-même prépare furtivement ses doux pièges , il exerce son art et fait son jeu ; prenant son carquois , il en a tiré des traits délicieusement perfides et trempés d'un charmant poison ; il les lance sur nos groupes de Nymphes, le méchant! et il allume les cœurs et il attise les flammes : chacune est en proie à ses partialités, chacune a son désir.... »

Il faudrait être bien farouche pour se courroucer contre une mythologie si poliment touchée.

La réputation de Fléchier dans le monde lettré commençait à se faire, grâce à ces compositions de collège qui avaient leurs lecteurs et leurs juges, même à la cour. Dans le Mémoire de quelques gens de lettres vivants en 1662, dressé par ordre de M. Colbert, Chapelain , après avoir parlé de Huet, qui , disait-il , < écrit galamment bien en prose latine et en vers latins, » et du gentilhomme provençal du Périer, aujourd'hui très-oublié, continue sa liste en disant : « Fléchier est encore un très-bon poète latin. »

Vers cette année 1662, faisant un voyage en Normandie, et sans doute pour y voir M. de Montausier nommé gouverneur de cette province , Fléchier arrivait à Timproviste chez Huet avec qui il était très-lié, se glissait à pas de loup jusqu'à lui

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