‹ Mémoires de Fléchier sur les grands-jours d'Auvergne en 1665Chapitre 71 sur 129 · Voy. la commiss. royale, à l'Appendice, n° III · texte numérisé non relu

Voy. la commiss. royale, à l'Appendice, n° III

3. On peut aussi consulter sur ce point la Correspondance administrât» e tous le règne de Louis XIV, dans le recueil des Documents inédits.

V Journal d'Olivier d'Ormesson, partie il. fol. 113 recto. . Guillaume de Lamoignon.

ii Ibidem . fol 113 vei

requêtes, pour tenir le sceau, Hébert, conseiller d'église, Le Coq de Corbeville, Le Boultz, Malo, Tronson, Boyvin-Vaurouy, Guillard, Destrappes, de Vassan, Barillon, Barentin, Bauchard, Pelletier, La Falluère, Nau et Joly de Fleury; M. Talon, avocat général, Dongois et Drouet, greffiers civil et criminel.

a Le procureur général y commet deux substituts.

« Le roi paye neuf cents livres par mois aux conseillers.

« J'oubliois que M. de Novion ayant donné un mémoire de ceux qu'il croyoit devoir être nommés pour les Grands-Jours , tous avoient été rebutés devant le roi, et M. Colbert avoit lu au roi un mémoire qui lui avoit été adressé, par lequel on blâmoit le choix de M. de Novion à cause de ses deux gendres Tubeuf1 et Ribeyre2, la plus puissante famille d'Auvergne3, parce qu'on n'oseroit se plaindre d'eux, quoiqu'ils eussent pillé la province, et encore celui de M. Talon, parent de M. Tubeuf, et à cause de sa conduite dans la Chambre de justice 4 ; que le roi avoit dit que cet avis venoit trop tard.

« Le lundy 26 octobre5, j'appris que M. de Caumartin avoit ordre de faire registrer l'arrêt du conseil qui ordonnoit qu'en cas d'absence de M. de Novion, il présideroit aux Grands- Jours ; qu'il avoit scellé des lettres de rémission du petit sceau au sieur La Mothe-Canillac , dont il y avoit eu du bruit aux Grands-Jours 6; que ce misérable avoit eu la tète tranchée quoique l'on ne le tînt pas beaucoup criminel 1 ; que l'on avoit pris prisonnier , dans Clermont , Canillac-Pont-du-Château , beau-frère de M. Ribeyre , gendre de M. de Novion , et que l'on croyoit que c'étoit un mystère, parce qu'il avoit pu être averti du décret et de se sauver, étant d'ailleurs fort criminel.

« L'on disoit que Spinehal 8 avoit été pris et découvert dans

1. Marguerite Potier, fille du président de Novion, avait épousé Charles Tubeuf. baron de Blansac et de Vert, maître des requêtes.

2. Antoine Ribeyre, marié à Catherine Potier, autre fille du président de Novion.

3. Il s'agit de la famille Ribeyre, dont on trouvera ci-après un tableau généalogique. Voy. n° IX de Y Appendice.

4. Chambre établie pour juger Fouquet et ses complices. Talon y remplit q uelque temps les fonctions de procureur général.

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