JEANNOT
La pièce les Battus paient l'amende obtient la vognc. — La Rome sauvée de Voltaire- n'a pas deux loges louées. — Querelle avec les auteuis. — Anecdote. — Dorvigny. — Anecdote historique.— Première infidélité de Louis XV. — Les Noces houzurcCes. — Retraite de deux actrices.
Ce n'étaient pas les ouvrages de Dorât qui pouvaient nous sauver. Vers ce temps, tout Paris courait aux pièces de Dorvigny ; cet auteur ne s'en faisant point accroire , les décorait tout bonnement du titre de farces, folies ou parades. Alors Jeannot, ou les Battus paient l'amende, faisait fureur. Grâce an prodigieux succès de cette espèce de proverbe dramatique (l), on abandonna les chefs-d'œuvre
(I) Le succès de cette pièce fut si grand, que d'abord on crut (pie Dorvigny n'était qu'un prête-nom. Plus d'au auteur modeste se laissa faire compliment sur cet ouvrage; le premier ministre lui-même, M. de Maurepas, souffrait volontiers qu'on le lui attribnât, où s'il s'en défendait, C'était à peu près comme an homme fi bonne fortune à qui on donne une conquête de plus, qu'il n'a point, qu'il n'aura point et qui fait de la modestie par amourpropre.