TOME II
70STCRIPTUM.
J'ai jonc ma dernière représentation à la Comc'die-Françaiso; deux fois encore une pareille scène et mon cœur se briserait. C'est trop de joie! c'est Irop de larmes! ils m'ont traité comme ce pauvre Vert-Vert ; mais je me sauverai, ce n'est pas un retour c'est un départ. Demain je joue à Versailles pour Montansier, ma vieille anjic, mon ancienne directrice. Demain il y aura juste un demi-siècle que je jouai pour la première fois à ce même Ihéatre qu'elle rendait florissant. Là, l.ekain venait me donner des leçons, Dumesuil m'encourageait; là, j'eus ce fameux duel en me servant du sabre de Tancrède ; là aussi, avec un mot, Louis XV fit ma fortune. Oui il y a bien un demi-siècle de cela! vieil époux de la muse comique je fais avec elle ma noce de cinquantaine; mais celle-là est une noce sans lendemain.