‹ Mémoires de Fleury de la Comédie-Française (volume 2)Chapitre 140 sur 275 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

sieurs, nos dignes chefs, il y aura moins de congés à prendre, moins d'argent à gagner, moins à se donner le plaisir d'aller de temps en temps dans la salle , entendre huer ses doubles ; on pourra moins se Caire désirer, moins écraser tout débutant qui viendrait alarmer lamour-propre ; en vérité, si je n'avais point paru si fâché, au commencement de ce chapitre, contre la création d'un théâtre rival , je dirais , mais bien bas à l'oreille de mes lecteurs , que pour MHe Contât et pour moi l'invention nouvelle élait trèsbonne; quand il y a des batailles à livrer, on flatte les plus petits soldats , et on les encourage par la perspective de l'avancement ; c'est un peu ce qu'on fut obligé de faire à notre égard.

Mme Verteuil poussa Mlle Contât , et M. Dorgeville ne nuisit pas à Fleury.

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