‹ Mémoires de GaratChapitre 129 sur 213 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

Du 2 juin. — De la disposition des âmes dans le comité de salut public et dans le conseil exécutif. — Pourquoi et par qui je fus déterminé à retarder ma démission que j'avais écrite. — Projet de faire marcher tous les départements vers Paris. — Grandeur de ce projet. — Il est chimérique. — Effet des mouvements s'ils avaient pu être unanimes. — Effet des mouvements s'ils étaient partiels. - De la conduite des députés proscrits s'ils étaient allés tous dans les départements ou s'ils étaient restés tous à Paris.

Il n'existait dans Paris aucune force qui pût empêcher la journée du 2 juin ; toutes les forces de Paris étaient mises en réquisition pour la produire.

Elle éclata.

Ce n'est pas ici le moment de dire comment je la vis et comment je la jugeai.

Tandis que la Convention nationale était assiégée, le conseil exécutif était prisonnier.

Page 1