NOTICES
Heoreuiqni neeognoît les rojs! pins heareox eeox qu'ils ne cognoiment p» ! très - henreox ceox qui en sont éloignés ^ ne les roient jamais ! Combien seroient les diadesmes desdaignés s*ils cstoient cognns ? combien qui y sont montés rondroient estre au pied de Tarbre. Henri III soohaitoit aroir dix mille lirres de rente et rirre en paix. S*0 y eut jamais un temps pour mespriser les grandeurs, c'est celui où nous arons ▼escu.
Je pourrais citer sar presque tous les sujets de morale , de politique , de guerre , de Iqfislatioo , un grand nombre d*autres reflexions marquées du même caractère de vigueur, d*indépendance et d'ori^^inalité. Jean de Tavannes avait onze ans lorsque son père fit à Dijon une ligue catholique ( i566) à laquelle il donna le nom de Confrérie du Saint- Eâprit, A Texemple d'Âmilcar, qui fit prêter h Annibal , âgé de neuf ans , le serment de liaine aux Romains, Gaspard de Tavannes voulut que son jeune fils jurât de combattre les protestans à outrance ; et Jean de Tavannes fut fidèle à son serment. Le jour de la Sa'nt-Barthéicmy il était au Louvre ; et pendant qu*il se promenait dans la cour de
ce palais, oà les procestaM claieal ëgoifés aussi bieo que dans la Tille, le roideNafarre reoToya dercber plosievs fois, proSablemeot pour qu'il s'inléressit i qoelqv*iiii de ses amis. Tavaimes ne Toolot pas aller Toir ce prince pour qui on lui avait inspiré la haine la plos forte. Le sooTenir de ce refos empAcba plos tard Henri lYde hn donner le biton do grade de maréchal , dont il avait déjà les lettres patentes, et Tavanoes se Tit condamné k one retraite forcée, dont il profita poor écrire, sous le titre de Mémoires de Gaspard de Tavaimes, son père, on recodl de maximes morales applicaUes suloot à on homme de guerre et de cour.
Le doc d^Anjoo , depuis Henri m , devint roi de Pologne ; Tavannes le suivit. Il parle ainsi de ce voyage.
« Je senris Bemy troigiewe edea raj àt Potogne , en son vojige, cooromenMBt et cstiMineaMat , lesqœk parachevés, je partis pour aUer à Gooslantî- Dople , passai par rHoogrie , TransihraBîe, et YaUaqoie, où je metrooray en âne batalUe gapiée pv le MoldaTe chrestien , révollé contre le Turc , faitaBt guerre an Vallac soo allié , vainca et depuis victoriem par Fassistaoce de cinquante oûlle Tares coodaits par le jeone Sigale,qae je lis, leur ayant donné les direstiens révoltés la teste dn Moldave leor chef. Poorsny- Tant mon voyage , moy cinquiesme, assisté par deux cens , la maison oà j^estois broslée , sortis nus, Pespée à la main, un des nostres blessé d^onie coups d*espienx. Depuis nom fosmes pris et mis en liberté par le commandement du Vallac alUé du Turc et victorieux par leur aydc. J^arrîve k Constantinople , je ^is Tannée de trois cens galères et quinze gallias qui atlérent prendre la Goulette en i574. Ainsi j'ai veu leur armée de terre et de mer, leurs forteresses , aguerroiement de police. >
« J*arrire, dit-il ailleurs, à Constantinople, quelque temps après que la bataille de Lépante avoit esté donnée. >
Il résume lui-même toute sa carrière publique en peu de mots.
« Si j'avois, dit-il, mérité d*estre escrit en riiistoire, une partie seroit sons le nom du vicomte de Ligny,