Livre QUAtuiÊME
f ce que J*ay appritts et retenu , comme ^eniy-je aux Kvres subsequens. Si les I dattes n'en ftont da tottt fidellement tées selon le cours de mes Mémoires , lera pardonné , pour autant que Je n*en lestre si curieux observateur que J*ay » ce qui s'est passé del4 les Monts. Je ionc que , le doaziesme avril 1553 » le ona cet avis au mareschal , tel que il rapporté , à sçavoir :
le les gens de guerre de Temp^reur !Dt pas encor esté payés, et qu'ils lent de manger les vivres qui resioient esche de Trefves , dont se plaignent ( habitons dadict evesché ; qu'une parjdicts gens de guerre est allée en la do duc de DeliX'Ponts afin de degas- I ce pays là. An demeurant , on ne )oinci de ce que Tempereiir délibère ne qu'il se prépare pour foire quelque le nouveau : il ne se dicc aussi rien de le ; ceux qui viennent de BraxeUes dite l'empeipeor m se laisse point voir , son ittdisposiliett ^ est bien canoë. 1 dict que le tkK; d'Albe succédera mi )jr de Naples qui est n'a^ieres deee- I qae défirent t(M ceux d« Bas Pals , me voyent pas volratiers les Espagnols s de Tcmpereirt'.
empereur a ptiis n^àguieres ^oisi un iQ conseil , duquel sont la royne d'Honfevesque d' Arras , le duc d'Albe , M. de 1 M. de Nariiitzin ; mais , d'autant que .dAlbenest pas bien voutndes Fla- , ceux de la conr de l'empereur les ont isés de ce qu ils dient que l'empereur ne )fH!lléen son eonseil.qoe pour l'aoeroistre lelqoe honneur. On parle tous les jours wrde Vertipereur do voyage que le duc ^ doit faire en Espagne pour faire comt an prince d'Espagfne qui vient devers »'ear son père ; et dict-on pomr le seur e Pistbgaye )i doit passer par mer Jusen Brabant , accompagné de gens de t cspa{fnols tous frais, avec grande e d'argent. On dIct aussi que 'le Bas Pals de de fournir à l'empereur , à deux terdeax millions d'or ; aucuns y adjoustent »is mille florins de plus.
^m est d^ l'assemblée c|ni se Revoit
hirek Wlmpfen, au Inndy d'aprèsle ^mendika de OcuU y elle a esté diflerée pour la maladio du comte palatin , qui est au lia malade. A cesie cause les princes s'assembleront à Bai* delberge , et dès le dixiesme de ce mois ^ venu à Haidelberge le duc de Baviisres eir personne. On attend le duc de WirtesUbei^ ; lesevesques, le maistre de l'ordre d'AHemagne , et je ne sçay quels autres. Ancons dient que les électeurs du Rhin iront là. 2« mettray peine d'entendre ce qui s'y fera:poiir vous en donner advis.
» Le marquis Albert voudroit bien qne les evesques luy tinssent promesse ; car , encores qu'il face du courreocé et qu'il menace les<* dicts evesques , neantmoins on estime qu'il .sera bien difficile de venir k bout d'eux , aintt eqnippés et en ordre qu'ils sont , si ledict marquis n'est secouru d'ailleurs. Mais après que l'assemblée de Haidelberge sera depar-tie , Ton verra la fin de cesie affiiire.
» Le ;dnc de Wirtemberg est encores m. armes: environ le premier jour de mars, ait première monstre qui a esté Mcte de sessidbjects, on a choisi seize mille picqaiers , six mille IttHebardiers et deux nÂle nrqueba*^ siers , ainsi qM l'en m'a escrit de Tlrarillge.
» Chacun se desfie de nés voisins, de slorte que ceux d'Anspenrg ont tousjours leurs six enseignes , et soudoyent pur soosmaiiis quatre eens chevaux qui n'&lâeiKlentque^leivs nouvelles ; ils ont d'avantage six autres capi* taines, lesquels ils entrcuiemient pour Mk sembler gens incontinent que l'affaire le re«> quenra.
«I €enx de Nuremberg sont en plus gnmd équipage; le marqnis Albert a refusé leur bailler âaof-condoict pour aller par lé païs de Bamberge , mais leur a dict un autre chemin par lequel ils pourroient seurement envoyer leurs marchandises aux foires de Francfort *: en somme , il y a quelques commencemens qui prognostiquent un grand trouble pour l'Allemagne.
» Combien que je ne doute que vous n^ayex entendu par Justus Jonas les nouvelles des affaires de Saxe , tontesfois , pour vous faire foy de ma diligence , j'ay advisé de vous faire sçavoir ce qu'un de mes amis m'a escrit dudict pais de Saxe , par homme qui est venu
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exprès de deçà qui arriva hier ; et m'a esté escript de mot à autre comme il s'ensuit :
•^ Je TOUS ay n^agueres escrîpt de Tannée de Saxe du comte Wolrad , comme elle est partie, de Gaudershem et de Sem, de là elle est Tenue devant Alfeldt ; et peu après , ayant en une escarmouche perdu quarante chevaux , en est partie et s'est retirée en Tevesché d' Albenstat et à Campe , près la ville de Osternhem Y où elle a séjourné quelque temps ; et après , ayant ledict evesque donné dix sept mil tallcrs pour se redimer du travail et bruslemens que faisoit ladicte armée aux babitans du pais , dont a esté distribué à chacun des gens de (pierre un florin , est encores ladicte armée retournée le 15 février au païs du duc Henry de Brunswich. Alors le conseil dudict^ duc lîenry de Brunswich a tant foict , qu*il a impetré trêves pour adviser de pacifier ce trouble, lesquelles trêves toutesfois^ n'ont duré que trois jours, d'autant que, estant leurs demandes desraisonnables , on les a envoyés sans rien faire. L'armée , partant de là, est venue près de Hildczhem , et estoit bruict du comte Wolrad , du duc de Uolsten , et que ledict duc devoit prendre possession de l'evesché. Il estoit aussi grand bruict qu'il venoit argent; mais les gens de guerre ne pottvans plus attendre , et voyans que leur payement et la venue dudict comte estoit différée de jour à autre , ont faict un grand tumulte , y de sorte qu'on n'a peu appaiser ladicte armée par prières , promesses ou admonitions quelconques , et s'est toute desbandée. Les gens de pied avec leurs enseignes desployées se sont séparés çà et là \ les gens de cheval ont retenu l'artillerie.
I» » II y avoit lors en cette trouppe quatre gisntik'hommes du marquis Albert , qui ont pris grand peine de retirer les gens de pied et de cheval ; mais ils n'y ont rien profité. Le duc Henry de Brunswich a aussi voulu avoir toute ladicte armée , et a fait de belles promesses; mais il n'a semblablement rien iaicr. £n fia le duc Maurice a mis en avant par les siens pour se faire recognoistre pour chef, sans avoir aussi rien gaigné , fors nnlle chevaux qui s^en sont allés à Magdebourg ; les autres sont entres dedans Brunswich avec Irur artillerie.
lisa
^ » Je vous escriray en bref comme les» de pied se sont escartésçà etli. Mais [eaii qu'après que ceste première ardeur et ia lence des gens de guerre se sera qq pe^ ■. sée,que le duc Maurice les aura,ei,â| ne suis bien trompé , on a exprès faict m sédition pour casser ceste armée sans J payement , car il estoit deu à aucuns le] ment de quatre mois, et eost esté d*une bonne bource pour satisfaire à (<] par ceste practique le duc Maurlr^ moyen de recouvrer ceste armée , et de | il fournist à chacun desdicls gens de par chacun mois , cinq tallers jusque qu'il leur face sçavoir ce qu'ils auront il
» Le comte Wolrad a laissé garoisriBi nubruel , et y a mis vivres , de sorte qi sera aisé au duc Henry de BniosiK-icb couvrer ceste forteresse ; maisonestii est en plus grand danger qu'il n'csioitai de ceste nouvelle practique qui se nui grande industrie et dissimulation. Un ces quartiers des ambassadeurs fraiiri] incessamment se dépeschent des cui tant de la part du duc Maurice que de i là du land-grave. On faict une grande:
blée à Lubec , à laquelle s'est tionvê duc Maurice Christophe Alvoyd, de Haidfelt. Ledict comte Wolrad seiti à caresme-prenant avec le duc Dresde. En somme , il approche use] foudre , Dieu sait à qui. Hier, qiesil dimanche de Reminiêcere , le duclnnarj faict assembler à Lipse ses subje(t^«lBÉ blesse , et vous advertiray de tou(cr<;ii viendra.
M Depuis quatorze jours en çàsooti quatre comtes , qui estoient les rosnAJ Salms, Salis, Rudolphe Furstember;!
Frédéric et le land-grave qui afoit la fille du comte de Hanan.
» Depuis les dernières letu^es t( Terouene , se sont faictes en ce \\n\ belles choses: l'une fut, il y a six jos je fis sortir le capitaine Forces avix: vingts hommes en une tranchée prés teau, laquelle fut soudain abandooi les ennemis se retirans à une secofl<i'| chéc large et profonde, y cslanl gnwJ bre d'hommes et tenant au camp Je Vm
à laquelle ils combaliii ent à coups de ips et de hallebardes ; mais ils furent ainis se retirer, et y eut un grand ge, parce que tous nos arquebusiers at de ladicle tranchée et en fond et aux ftincs; et demeurèrent maistres desi deux tranchées long-temps , sans qu*ils rtissent sinon à leur volonté ; et r*appor- : cinq petits faulconneaux cl de toutes darmes, tant picques, hallebardes, s qu^autres armes , en sorte qu*il n*en un seul qu*îl ne r'apportast quelque : et se retira ledict Forces bravement homme de grand service tel qu'il est , «rte d'un seul , sinon deux blessés qui tent bien maintenant. Depuis tout ce , is ennemis nous ont retranché tout aue la ville et d'un fort en l'autre ; et il y re jours qu'ils ont mis au haut de La > d entre Sainct Jean et Sainct Augustin I couleuvrines qui tirent au travers la et quelques autres semblables ^qu ils ises à leur fort qui est sur le chemin de I tirant aussi a la ville; et ce matin en Dené deux dudict fort le long d'une » tranchée au bout de nostre chaussée , ibouchure du chemin de Gmegnate , eDes ils nous battoient nostre porte et moulin. Ne estans contans de ce M. de loraocy , ny le sieur d'Esse, ils en- !Qt M. de Warty et M. de Rantigny, fixante chevaux de mondict seigneur DUnorancy, droictà ladicte tranchée où issise ladicte artillerie, où ledict sieur de r a aussi sagement et aussi vaillamment lié et exécuté ce qui avoit esté entre- , que jamais homme fist , estant si bien et si bien obéy qu'il vous y a faict un service. Luy, ledict sieur, et Rantisa trouppe , ont porté chacun un ar- Her en crouppe jusques à ladicte tranlesquels estans conduicts par le capik)ille qui a iaict en sorte qu'il a emporté us de ladicte tranchée. Et après luy Qt venus cent corsellets que conduisoit taine Alonze , lieutenant de M. de Losli estoient ensemble deux cens hommes t-cinq arquebusiers allemans : lesquels isemble ont si bien joué leur jeu , qu ils t faict faire place autour de ladicte ar-
HVRE QUATRIÈME.
tillerie, qui estoit accompagnée de grand nombre d'hommes ; mais ils ont trouvé qu'H n y avoit plus qu'une belle grande couleuvrine ,* bien montée et de fort beau calibre , laquelle ils ont amenée à force de bras , passant quatre ou cinq grands fossés et pays de marais premier que regaigner nostredicté chaussée , qui a esté chose longue à la venue de toute leur armée à l'heure deux heures après midy ; et par ce moyen ont rapporté quatre faulconneaux pareils aux autres, et deS corselets et autres armes ; et un chacun desdicts capitaines ont si bien et si bravement soustenu , que jamais lesdicts ennemis n'ont osé les aborder et forcer pour recouvrer leurdicte couleuvrine : et vous responds , Sire , qu'il y avoit plus de huict cens pas de* nostre porte jusques où a esté prinse ladicte artillerie, et s'ils n'eussent osté l'autre comme ils avoient faict demie heure devant, elle fust vostre comme celle-cy. Durant que l'on ame* noit ladicte pièce , ledict sieur de Warty, bien soustenu desdicts Goille et Alonze, a faict une regaigne de ladicte tranchée , et jusques au bord de leur petit fort sur le chemin de Hedun, et là a fiiit grande exécution. Aussi j'a* vois laissé sortir avec luy le sieur Fongarnon, le baron de l'Arbouze , lieutenant ,du sieur de Grandmont avec dix ou douze chevaux légers des siens , et le sieur de Montsallet; Le sieur de Fongamon a esté porté par terre à ladicte regaigne, et son' cheval fort blessé de coups de picque ; aussi ledict Montsallet blessé en ce lieu d'une arquebusade en la jambe. Je vous asseure , Sire , que ce sont trois gentils-hommes , gens de bien et vail*^ lans ; mais, ils ont esté bien secourus par le-^ dict sieur de Warty et sa trouppe. Et cela faict , et la susdicte couleuvrine mise dans nostre première barrière , nos gens se sont commencés à retirer tant à cheval que de pied , ayant perdu un soldat du sieur de Losses sur le lieu , un autre de Goille qui est venu mourir à la ville, deux blessés et trois hommes d*armes de la compagnie de M. de Montmorancy blessés ; mais tous lesdicts blés* ses , Dieu aydant , vous serviront d'icy à huict jours : et de ladicte compagnie a esté tué huict chevaux de coups de picques , d'haie ^ bardes et d'arquebusades, Nos eonemis se
MÉMOIKES DE BOYVIN DU VILLARS,
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Wffi renforcés depuis que ne vous ay escript, et de gens de cheval et de gens de pied ; mais je croy , s*ils n*en ont d*autres , qu'ils ne mettront point d'artillerie en baiterie : et croyez que n^avèz jamais eu de meilleurs honunes en lieu que vous en avez icy, car tous mourront premier que ne vous rendre content de BOUS. M. de Montmorancy a esté bien marri que je ne Tay voulu laisser sortir pour exécuter ceste entreprinse , et ne cesse de traînailler aux fortifications de la ville.
< » Il y a dès ceste heure vingt-six jours que les ennemis se vindrent loger à une lieue de Therouenne , qu'ils ont depms ce temps là si peu approché , que le neufviesme de ce mois ils n*y a voient une seule pièce en batterie, ni apparence d'y en avoir encores de quelque temps. Ils ont iaict force tranchées autour de la ville, qui semblent estre plustost pour garder que Ton n'entre et sorte de ladicte ville , que pour autre raison ni occasion.
, >» Ledict jour au matin le capitaine de Ferrieres fit une saillie avec cent hommes , et donna jusques à leur tranchée quHl leur fit abandonner, et tailla en pièces cinquante bonupés qui voidoient foire teste pour la défendre;. Tout leur camp y vint pour en chasser nos gens , qui avant qu'en partir firent fort bravement et leur tuèrent à coups d'arquebuse beaucoup de leurs gens , sans qu'il y ait eu perte d'un seul des nostres , mais seulement deux blessés.
«L'aprcs-disnéc M. de Montmorancy fit une entreprinse avec environ deux cens chevaux, açaclum t les ennemis en ambuscade près Sainct- Augustin , pour lesquels attirer les nostres firent semblant d'attraper quelques gens qui estoieot desbandés en la plaine : les ennenus soriirent de leur ambuscade pour les secourir , n'estlmans que les nostres feussent à beaucoup si forts qu'ils estoient de cavalerie , qui les recueillirent de telle sorte , qu'ils leur firent prendre la fuitte jusques à un fort qu'ils ont faict à l'abbaye Sainct-Augustin , où ils ne retournèrent pas tous. Et quant à leurs gens de pied qu'ils abandonnèrent , il en fut fait un fort grand carnage.
»> Nos gens avoientfaict auparavant trois autres saillies où ils n'avoient moins faict d'executionqu'en ces deux dernières. Du 12mQy. »
Estrmict des nouvelles de neratêenne j ék premier jour de juin.
» Les ennemis n'avoient encores jusques i ce jour là tiré en batterie, mais bien en divers lieux des défonces , où ils n'ont pas biA grand dommage.
» La mine qu'ils avoient entreprinse dn costé de la tour du chapibre a esté descosverte par les nostres , qui leur y ont appreité une focade , et si à propos , que tout ce qu s'est trouvé dedans a esté fricassé et roill
»> Us se doulent fort d'avoir foilli ceste eatreprinse-là où ils avoient grande esperanee, et semblent à présent entièrement desgoiulè et désespérés d'y pouvoir en rien profiter.
» Il estoit arrivé en leur camp jusques i vingt enseignes d'Espagnols , venans du cooé de Oambray , et quatre cornettes de cavalerie.
M Nos gens firent mardi dernier une saiBie, en laquelle ils mirent en pièces plus de daquante des ennemis , sans un grand nombre qui se retirereut blessés d'arquebusades et de coups de main.
» Les ennemis qui venoient au secours de leurs gens furent si bien salués de rartiUsrie de la ville , qu ils n'osèrent approcher.
» Le dernier jour de roay « le capilaim Bernard et le sieur de Rubempré , lieuleanK de la compagnie de M. d'Ânguien , en feiraat une entreprinse d'aller courir et piller MiM les pais de l'ennemi , à fin d*attirer et faire sortir le sieur de Noielles et de Ravel, qa ont charge chacun de cent chevaux légers et cinquante arquebusiers à cheval ; ce qn'ik feirent, et avec trois cens chevaux qa'li amenèrent quant et eux , et autant de feai de pied, sortirent sur les compagnies dudict capitaine Bernard , lequel roenoit les courstR et entretint si bien l'escarmoucbey qu'A les attira jusques au lieu de nostre ambuscade, où estoient le sieur de Rubempré avec la ctmr pagnie de M. d'Anguicn et celle du sievde Ilumieres , qui leur fit la charge si rude fa'l les enfonça et desfeit : ils ont amené du reilB de ladicte defaicte cinquante trois priseB* niers gens de cheval et six vingts hoouMS de pied ; tout le reste fut taillé en pièoeii leur retour sur la retraiae. Ils tronvertft
de La l^^ ^^^ quatre cens chevaux et X enseignes de gens de pied , qui leur fit la^esans les oser jamais assaillir ; et n'eust que DOS gens estoient travaillés et leurs raux las, ils les eusseut chargés avec aussi œ espérance de les emporter qu'ils avoient \fs autres.
fay receu vos lettres des 15 et 23 du i passé , et ce qu'avez escript à M. le con* ible, tant desdicts jours que des vingtriesme et vingt-septiesme , avec Testât cavalerie que domp Feirrand a par doit le double des lettres interceptes que avoit envoyé M. le comte de Tende , j'avois jà les originaux , par où vous avez entendre comme le prmce d'Espagne i son chemin en Flandres par la mer de Dt, et qa'il ne se faict nuls préparatifs $ quartier-là pour envoyer forces nous eo Italie. Au moyen de quoy vous rez mieux et plus aisément exécuter ce fez entreprins sur Fossan (que l'on trouve coup plus à propos que Yulpian , pour lisons et considérations amplement deses par vosdictes lettres du vingt-septies- Di*asseurant bien le roy qu'il ne tiendra is et aux gens de bien qui sont avec vous bcbose ne réussisse selon son désir. Et ntque ayez doute que ledîct domp Ferjwisse estre aucunement aidé des forces fempereur a en Testât de Sienne ; car i en faut que le parti mis en avant de la de no$u*e Sainct Père pour la pacifica- ]es affaires dudict estât , ait esté aci,que au contraire le duc de Florence pas nouveaux pour renforcer Tarmée i\ empereur ; et d'avantage a faict desser aucuns des pacquets du roy, mesme esoo sauf-conduit, qui n'est pas grand de paix : dequoy Sa Majesté a bien dose ressentir estant les galleres du grand or et les siennes approchées de ce quar- , comme nous espérons qu'elles feront ost ; d'autant que les seigneurs de La et d'Àramont, par lettres du vingtie avril , m'ont asseuré que celles duand seigneur , suivant ce qu'aussi de t il m'a escript , doivent partir le me du passé sous la conduicte de Dra-