‹ Mémoires de Gaspard de Saulx-TavannesChapitre 79 sur 224 · LITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LITRE QUATRIÈME

indement qu'il avok , mais rattirerent ambuscade , si bien que , quelque vafil y eust aux nosires , il y eu demeura mtaiiie de prius, et entre autres le de Stnart sou gendre. Le marescbal , }it sur le haut , et qui veitïe desordre, Bt soudain , et rallia au mieux qu'il les uns et les autres ; et peu s*en fallut, ssant audict sieur d'Aubigny, qu'il n'y tn lourdement de la main mise , pour i auquel^ il avoit mis le salut de luy, «lie trouppe qu'il luy avoit baillée à ider, et de las*eputation des affaires , it encore toute vierge et toute pure e costé. One puis il ne donna comleut audict sieur d'Aubigny, craignant iconvénientque celuy qu'il avoit couru, ropos on peut dire] que les plus vieux pas tousjours les plus sages. Yerita-^ t, quand nous avons receu quelque idement de nostre supérieur, nous le observer, quelque suffisance et capai nous pensions avoir, attendu que s'il ve par après quelque faute , elle ne (Ut estre imputée.

res que j'aye , dès le commencement Mémoires , protesté que je ne m'adris à traicter des factions militaires dé- \ en Picardie , Champagne et Flandres, jugé convenable d'eu toucher un mot ant , mesmes sur le voyage que le roy itreprins vers le Rhin , pour remettre anie en saa ancienne liberté , au prèle l'empereur, qui fotsoit tous ses efla réduire sous le joug de l'arrogant >1.

ces princes germains, qui avoient, ères, supplications et promesses, aproy à leur secours, conforme aux s alliances et confédérations d'entre içois et les Allemans , soudain qu'ils a Hajesié approchant du Rhin , et que ^ur (pour la crainte de ce passage) oit à tout ce qu'ils vouloient , ils ent remercier Sa Majesté de la trèst tres-honorable affection qu'elle avoit à leur conservation, dont estoit sucr accord avec l'empereur, et que par supplicient Sa. Majesté de ne passer re , pour ne remettre eu trouble Mes

affaires de la Germanie', qui se reduisoieiit à tranquillité. 0 nation ingrate et brutale, qui a rendu à un prince généreux et débonnaire un si desloyal fruict de tant de peines , despences et labeurs prins à leur seule occasion , quittant (pour ce foire) tant de grandes et fï*uctueûses occasions que . les Pays-Bas luy presentoyent lors à l'advancement de ses affaires , qu'il disposa tous à Tinterest de ces brodes sacs à vin !

Et pour autant que assez de gens ignorent la puissance de la France , j'ay bien voulu leur présenter Testât des forces que le roy mena au service des princes d'AllemagnOi qui firent leurs affaires à nos despens.

Sstat des forées que le rey awra en V armée qu*U fait assembler^ en laquelle il a délibéré de se trouver en personne ; ensemble de celles qui demeureront en garnison es pats de Picardie , Champaifne , torn raine , Lusembourg et Bourgogne.

Page 1