‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 305 sur 432 · LIVRE XVII · texte numérisé non relu

LIVRE XVII

C'est assez, Apollon, pense à faire retraite ; Quelle faim de parler! Tu n'en as dit que trop. On va courre après toi ; tout le monde s'apprête ; Adieu, mets vitement le Pégase au galop.

Il reste bien encore une bonne douzaine De flatteurs méritant le coup d'ongle ou de bec-, Tu devrais bien encor faire honneur à ma veine, Mais boute-selle sonne ; à demain le rebec.

Cette critique était assez équitable en plusieurs points ; mais on pouvait dire en général qu'il n'y avait aucun prélat dans cette longue assemblée qui méritât des éloges sans mélange de quelques censures, puisque plusieurs de ceux qui connaissaient la pureté de la doctrine de saint Augustin et qui voyaient aussi clairement que Port-Royal que Ton tendait à condamner la doctrine de saint Augustin sous le nom de Jansénius ne firent nulle difficulté de la condamner avec les autres, et de signer lâchement le formulaire de M. de Marca et des Jésuites, contre leurs propres lumières et leur conscience.

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