‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 103 sur 524 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

diverses fois qu'il insérât dans l'écrit quelque chose de l'attrition et de la contrition, et il l'exprima par ces mots : « Je crois que si je l'eusse fait par faiblesse d'esprit, je serais mort sur le champ. Dieu ne m'a pas voulu tant abandonner, et je reconnais de plus en plus qu'il m'a fait une insigne faveur de n'avoir pas permis que j'aie été délivré Tannée passée par cette voie, me tenant très heureux de ce qu'il me fait faire un peu de pénitence pour maintenir la pénitence. »

Il y ajouta aussi cette explication de quelques termes de son écrit : Les franges de l'Église sont les paroles de J.-G. Car le vêtement de J.-C, selon les Pères, c'est son humanité, et le corps dont il a revêtu sa divinité dans l'Incarnation ; les franges de ce vêtement sont les paroles de J.-C. incarné. C'est pourquoi il est dit en la personne de la femme hémorroïsse que le peuple gentil, dont elle était la figure, touche la frange du vêtement de J.-C, parce que n'ayant pas vu J.-C. en sa chair, il a reçu les paroles qui sont procédées de son corps et de son incarnation.

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