LIVRE I
intitulé : Défense pour Nicolas Smith, contre la censure publiée au nom de la Faculté de Paris, far R. D. Goffart\ Docteur en Théologie et Protonotaire apostolique à Liège ; 4 631 . Et les suffrages dont il était accompagné étaient des pièces mendiées de toutes parts par les Jésuites qui avaient tout pouvoir sur quelques évêques d'Allemagne et sur les Universités de Prague, d'ingolstad et de Ratibor.
Leur insolence croissant de jour en jour, ils consommèrent tous ces excès par un autre qui était encore plus grand, en faisant distribuer à Londres, par des libraires hérétiques, un autre libelle hérétique sous le nom de : Censure du symbole des apôtres, sous le nom d'une censure moderne faite à Paris contre quelques propositions extraites d'un livre écrit en anglais'1. Le but de ce livre était de soutenir comme indubitable la doctrine qui avait été censurée dans les livres de Knott et de Floyd; d'accuser d'hérésie les évêques qui avaient fait cette censure, et de montrer que s'il était permis d'attribuer ainsi aux auteurs des sens éloignés de leurs intentions, on pourrait par le même moyen trouver des impiétés et des hérésies dans le symbole des apôtres. On ne saurait lire sans horreur l'injustice de cette comparaison, et il est impossible de la garantir d'impiété sans avoir renoncé à l'idée que la vénération des mystères de notre religion doit former dans nos esprits.
M. l'archevêque de Paris et les docteurs de la Faculté ayant aussi condamné quelques propositions que des religieux d'Hibernie avaient prêchées et enseignées, on vit paraître un autre libelle avec ce titre : Examen juridique de la censure de la Faculté de Théologie de Paris et de l'Archevêque de la même ville, contre quelques propositions faussement imposées aux Réguliers du royaume d'Hibernie, par Edmond Ursulan, Hibernois, à Francfort, 1 635.
L'inscription de cet ouvrage marquait l'impudence de son auteur, puisqu'un moine qui était supérieur du collège de Saint- François de Paule que les religieux de l'ordre de Saint-François ont à Louvain, et qui mérita d'en être déposé quelque temps après, à cause de la sédition qu'il y avait