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voile de quelques noms empruntés, et quoiqu'ils en eussent donné un désaveu par écrit l'année suivante, ainsi que nous avons rapporté, se contentant de rendre inutile leur déclaration par une équivoque assez grossière. Un écrivain de leur compagnie, avec lequel ils n'étaient point concertés, venait de découvrir, sans y penser, leur mauvaise foi. C'était le P. Philippe Aiegambe1, qui ayant fait imprimer à Anvers, cette même année, chez Jean Meursius, la Bibliothèque des écrivains de leur compagnie, avait eu peur de frustrer les auteurs de ces libelles de la gloire qui leur était due, et avait reconnu de bonne foi que Jean Floyd, jésuite, était l'auteur véritable du livre intitulé : Apologia pro modo procedendisedis apostolicœ, etc., qu'il avait publié sous le nom de Daniel a Jesu, et qui avait été censuré sous ce nom par les évêques et par la Sorbonne, et que c'était aussi ce même jésuite qui avait fait quatre autres libelles, contre ces censures, sous le nom d'flermannus Loëmelius le premier intitulé : Spongia; le second Querimonia Ecclesiœ Aglicanœ ; le troisième, Appendix ad illustrissimum Parisiensem; le quatrième; Defensio decreti. Et le même Aiegambe avait aussi reconnu que le livre intitulé: Modesta et brevis discussio, etc., publié sous le nom de Nicolaus Smitheus, et censuré sous ce nom là par les évêques et par la Sorbonne, était [d']un autre jésuite, qui s'appelait en son vrai nom Mathias Wilson, mais qui était connu en Angleterre sous celui d Edouard Knott*.
Cette découverte incommoda fort les jésuites de Paris et ils eurent beau en donner encore une fois le désaveu comme ils avaient fait en 1633, en prétendant que d'Alegambe leur confrère s'était mépris en cela comme il avait fait en d'autres choses, le cierge y eut si peu d'égard qu'il lit réimprimer les anciennes censures contre les deux libelles des jésuites, dont ils avaient publié l'un sous le faux nom de Daniel a Jesu, et l'autre sous celui de Nicolas Smith, en y mettant les vrais noms de Jean Floyd et Edouard Knott, et y ajoutant une nouvelle censure des quatre autres, faits par Le même Jean Floyd, sous le nom
1. Phili] mbe, jésuite (1592-1652) continua et augmenta la Bibliothèque dea écrivains de la compagnie de Jésus que le P. Kibadeneira avait publiée eu 1608.