Voir « oe sujel livre I, ebap. m \. pages g et sq
224 MÉMOIRES DE C.ODI.I lior III.KMANT
d'Hermannus Loëmeltas, lesquels il déclare de aouvean contumelieux, injurieux contre l'honneur et la dignité de MM les prélats en général, de M. de Paris en particulier, e des'docteurs de la Faculté de Paris; outre qu'ils contenaien la doctrine déjà censurée dans les deux autres. Cela se bt dans cette assemblée, M. le cardinal Mazarin présidant; et les prélats qui s'y trouvèrent étaient : MM. les archevêques d'Embrun, de Sens, de Bordeaux, de Tours, de Beims; MM les évèques d'Amiens, de Sentis, de Valence, de Chiliens d'Aire, de Maillezais, de Riez, de Dol, d'Uzez de Meaùx de Nîmes, de Bazas, d'Utique coadjnteur de Montauban, de Grasse, de Lavaur, de Toulon, de Rennes de Saint Brieuc, du Puy, de Chartres le nommé coadjuteur de Sens, le nommé évêque de Boulogne.
Tous ces prélats, qui se trouvaient alors à la suite de la cour pour les affaires de leurs églises, avaient appris avec une juste indignation tous les emportements du P. Nouet. Les ayant déchirés tant de fois dans ses sermons sans aucun respect de leurs personnes, ni de la dignité de leur caractère, il était juste que l'impunité de son insolence ne lui inspirât point une nouvelle hardiesse. Ils 1 obligèrent donc de donner une satisfaction par écrit pour réparer tous ses excès. Et quoi qu'il y eût une infinité de témoins de la vérité de ce fait, il signa néanmoins un acte de desaveu a eenoux, assisté de quatre Pères de son ordre, ce qui lui fit répandre quelques larmes. Un de MM. les archevêques le voyant couvert de cette confusion, ou pour mieux dire, remarquant sur son visage les marques de son dépit, se crut obligé à lui dire charitablement qu'il devait boire ce calice, et ne'témoigner pas tant de peine à s'humilier. Il fallut néanmoins signer cet acte, dont on envoya des copies à tous les prélats du roy?ume, avec celle du procès-verbal qui en fut dressé. Il était conçu en ces termes :
« Satisfaction du P. Nouet.
« Je soussigné, Jacques Nouet, prêtre de la compagnie
de Jésus, ayant été averti que MM. les prélats s'estimaient
offensés, sur le rapport qui leur avait été fait, de quelques
sermons que j'avais prêches en l'église de Saint-Louis le
d'août le ... septembre, le ... octobre, dans lesquels on