‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 188 sur 524 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Le P. Petau publie son livre de la Pénitence publique, et le dédie à la reine.

Soit que les Jésuites se déliassent de la faiblesse de cet écrivain, soit qu'ils crussent que l'importance de la guerre qu'ils avaient déclarée contre la Fréquente Communion méritait bien que leur compagnie y employât tout à la fois plusieurs différentes batteries, ils se persuadèrent que la perte de M. Arnauld serait assurée quand le P. Petau' se serait déclaré contre lui.

Ce jésuite avait acquis de la réputation dans le monde par la connaissance des belles lettres, qu'il avait enseignées à la Flèche et à Paris. Il savait les langues, mais il ne s'était jamais servi ,de celle de sa nourrice dans des ouvrages publics. Il avait donné des traductions de quelques sophistes grecs; il s'était exercé contre Joseph Scaliger*,

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