‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 306 sur 524 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Mais quoique les Jésuites eussent essayé par ce poème de voir s'ils ne seraient pas plus heureux en rimes qu'en raisons, ils ne donnèrent la gêne à leur esprit que pour se rendre ridicules, et pour montrer que ceux qu'ils louent comme des hommes extraordinaires et tout divins, quand ils espèrent qu'ils leur seront favorables, deviennent en un instant les derniers des hommes, quand ils ont cessé d'avoir de la complaisance pour leurs erreurs.

Un sermon si scandaleux ayant irrité tout le monde, quelques pasteurs et quelques religieux se plaignirent à leur évêque de l'outrage que ce jésuite venait de faire au caractère épiscopal, en la personne de M. d'Ypres, par ses bouffonneries satiriques, quoique basses et extravagantes. Mais quoique ce prélat eût promis de réprimer cette insolence, la chose en demeura là, et le Père Landsheere profitant de son impunité se donna liberté de commettre de nouveaux excès, quoiqu'il eût fini le premier acte de cette impertinente comédie en promettant de n'en plus parler à l'avenir.

On remarque par sa déclamation que le roi d'Espagne avait fait en ce temps-là publier la bulle d'Urbain VIII, dans les Pays-Bas, car il se plaignit que Ton avait plus déféré à l'autorité du roi qu'à celle du pape.

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