LIVRE IV
saint Augustin, s'érigea cette année en auteur, en publiant un écrit de deux feuilles qu'il nomma : Remarques sur le livre intitulé De la grandeur de V Eglise romaine, et sur VEpître adressée au pape, touchant le même livre, qu'on sait avoir été fait par le P. Vavasseur1. On y répondit cette année même par l'éclaircissement de ses objections.
Dans la Faculté de théologie, il se passa au mois de décembre une chose que l'on voulut faire retomber malicieusement sur M. Bourgeois, docteur de Paris. Car M. Cornet, qui faisait alors la fonction de syndic, rapporta à la compagnie que M. le nonce lui avait dit avoir appris par des gazettes manuscrites de Rome, qu'en ce pays-là il y avait des docteurs qui s'y attribuaient la qualité de députés de la Faculté de théologie de Paris, pour soutenir un livre dans lequel on entreprenait de montrer qu'il pouvait y avoir deux chefs dans l'Église. Il représenta à la compagnie l'intérêt qu'elle y pouvait prendre, et témoigna que c'était ce qui l'avait obligé de l'en avertir.
M. de Saint-Amour, qui était depuis peu revenu de Rome pour la première fois, reconnut le piège, et pour en garantir M. Bourgeois, il déclara à la Faculté que ce docteur et M. Du Chesne, son collègue, n'avaient jamais pris dans Rome la qualité de députés de la Faculté de Paris; mais que Nos seigneurs les prélats approbateurs du livre de la Fréquente communion les y ayant envoyés de leur part pour défendre cet ouvrage, ils y agissaient en leur nom : néanmoins la citation de la gazette fit conclure à la pluralité des voix que M. Pereyret irait à M. le nonce, pour désavouer cette prétendue députation vers le Saint Siège, et lui en laissa un mémoire de sa façon sans en avoir reçu aucun ordre de la part de sa compagnie.