‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 328 sur 524 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Le P. de Gondi1 de l'Oratoire et Mme la marquise de Maignelay, sa sœur, ayant appris le bruit qu'une si étrange diffamation faisait à la cour, allèrent aussitôt trouver la Mère Angélique-Hélène, pour en apprendre la vérité de sa bouche ; mais à peine l'eurent-ils priée de lui dire si elle avait tenu un semblable discours à la reine touchant ce Père, que cette bonne Mère tirant le rideau de sa grille, peut-être pour ne pas paraître rougir, dit, en s'adressant au P. de Gondi : « Mou Père, il est ridicule d'accuser le P. Des Mares de cela, car c'est comme si on l'accusait d'avoir dit qu'il n'y a point de Dieu. » Sur quoi le P. de Gondi dit à Mme la marquise de Maiguelay : « C'est assez, ma sœur, voilà le Père Des Mares suffisamment justifié. »

Nous nous sommes étendus sur cette longue persécution que les Jésuites ont faite au P. Des Mares, au sujet de ses prédications, parce qu'il était important, pour la suite de cette histoire, de faire connaître son grand mérite. Nous le verrons en d'autres occasions que celle-ci, et faire admirer dans Rome la même érudition que toute la ville de Paris avait écoutée tant de fois avec applaudissement.

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