‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 344 sur 524 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Divers écrits pour la grâce. Extrait de l'épitre du pape CélestiD I. — Traité adressé à M. Cornet par Paul Romain. M. l'abbé de Bourzeis écrit pour l'éclaircissement des propositions.

Comme ce que l'on avait dit dans cet écrit touchant le pape Célestin méritait une plus grande réflexion, on en publia un autre en même temps, qui portait pour titre : De Vépitre du pape Célestin aux évêques de France, par laquelle, et par quelques autres témoignages, on montre qu'on ne peut quitter saint Augustin, en la matière de la grâce, sans péril de tomber dans V erreur.

Un auteur qui avait pris le nom de Paulus Romanus adressa à M. Cornet une lettre élégante et vigoureuse, qui portait pour titre : Molina collatorumque adversus doctrinam sancti Augustini apparatus ad Nicolaum Cornet, sacrx Facultatis syndicum. Dans cet écrit, qui est daté du 16 juillet 1649, il faisait voir quatre choses : 1° Il représentait les divers artifices du syndic et les intrigues des molinistes, et montrait que le dessein de condamner saint Augustin n'ayant jamais été juste, il était encore moins supportable en la personne de ces censeurs, et particulièrement dans la conjoncture présente;

2° Il proposait une histoire abrégée de la doctrine de notre salut, faisant voir que J.-C. ne s'était point lassé de l'enseigner aux apôtres qui n'en avaient pu porter le poids avant que d'être remplis du Saint-Esprit \ et que les évêques

1. On a substitué à ce passage, mais sans barrer ce qu'avait écrit Hermant, les quelques lignes que voici : « Que J.-C. n'eu avait enseigné les plus profonds mystères aux apôtres qu'après qu'ils eurent reçu le Saint Esprit. »

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