‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 423 sur 524 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

ne pas appréhender, ni leur menaces qui croissaient, ni leurs impostures qui se multipliaient, ni leurs factions qui se redoublaient à mesure qu'ils voyaient leur cause se décrier et s'affaiblir tous les jours de plus en plus. Et il espérait encore que toutes les personnes non passionnées tireraient au moins ce fruit de cette remontrance qu'il leur adressait, qu'ils apprendraient par ce témoignage public ce qu'ils savaient déjà par la connaissance qu'ils avaient des disciples de saint Augustin, que les véritables défenseurs de la grâce de J.-C. étaient nécessairement les destructeurs et les ennemis, et non pas les protecteurs et les partisans des crimes et des désordres ; que la vérité étant toute lumineuse, ou plutôt n'étant elle-même que lumière, elle était incapable de s'allier avec ces ouvrages de ténèbres, et que ces monstres d'erreur et d'impiété dont il était parlé dans ce manifeste ne pouvaient naître d'elle, et qu'ils étaient toujours étouffés par elle.

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