sic, la phrase est inintelligible
1. Ici figure au ma. l'intitulé latin de l'ouvrage dirigé contre Des Marets.
042 MÉMOIRES DE G0DBFR01 BERMANT
pas dans l'état de pure nature? Le I*. Héribert Rosweyde '
rapporte cette histoire dans les Annales des martyrs du Pays-lias de l'année 1340. N'en voulez-vous rien croire? Allez consulter les registres de l'église de Vlasloo, qui est un village près de Dixmude : vous y lirez en flamand ce que nous avons ainsi traduit en latin : « Louis Roussel et sa femme Elisabeth sont enterrés sous une même tombe de pierre, devant l'autel de Sainte-Catherine. Comme ce mari se moquait un jour de sa femme dans le temps de son enfantement, elle fit une imprécation contre lui, en souhaitant qu'il plût à Dieu de permettre qu'il ressentît la moindre des douleurs que souffrent les femmes quand elles mettent les enfants au monde. 11 plut à Dieu d'envoyer à Louis Roussel une douleur insupportable dans la cuisse droite, laquelle ayant été ouverte au bout de neuf mois, on en tira un enfant mâle qui fut appelé Louis, du nom de son père dans le baptême. Louis étant touché de repentir de sa faute après qu'on eut tiré cet enfant de sa cuisse, porta jusqu'au jour de sa mort sur sa chair nue une cuirasse de fer pour en faire pénitence, et mourut en l'année 1354, et donna à l'église de Vlasloo une masure et cinquante verges de terre, et fonda un obit qui se devait célébrer tous les ans au jour de saint Thomas. Sa tombe portait la relation de cette histoire en la manière qu'elle était arrivée. Et au bas de la pierre on lisait que A. Hallebeck était alors curé de cette église. Voilà ce que portait ce registre. Le sieur George Colvener, excellent docteur en théologie, et professeur public en l'Université de Douai, s'étant informé de la vérité de ce fait, l'approuva dans une oraison quodlibetique qu'il prononça dans la même Université. La même chose est encore constante par la tradition des habitants de ce village, des pasteurs de cette paroisse et de plusieurs autres qui assurent que cela est arrivé ainsi. On voit encore maintenant des monuments de la vérité de cette histoire, savoir : une pierre où elle est représentée sur le tombeau de ce Louis, ainsi qu'ajoute à tout ce que nous venons de rapporter ce que dit le P. Bertrand Loth *, l'un de nos docteurs de l'ordre
1. Héribert Rosweyde, jésuite (1569-1G29), enseigna Ja théologie à Douai et à Anvers, et est auteur de nombreux ouvrages de théologie et d'histoire ecclésiastique.
2. Bertrand Loth, dominicain, né à la fin du xvic siècle et mort en