‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 489 sur 524 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

sur requête, ils allèrent ensuite dîner aux Chartreux qui les y attendaient, ce qui était contre toutes les règles de l'équité. La seconde, que la plupart des conseillers du Parlement souffraient avec beaucoup de peine que cette affaire eût été traitée avec tant de précipitation par deux ou trois d'entre eux sans en parler à la cour. La troisième que M. Mole, premier président, avait dit sur ce sujet une parole fort surprenante, savoir qu'il s'agissait en cela de l'autorité du roi, et qu'il fallait qu'on lui obéit dans le collège de Montaigu. Comme s'il y avait une ordonnance de roi, disait l'auteur de cette lettre, qui défendit de réclamer contre la tyrannie des moines. Mais cela marquait assez clairement que la cour se mêlait de cette affaire, et qu'il suffisait qu'elle y prît part pour considérer son inclination comme une souveraine loi.

Page 1