I. Dans la nuit du 5 au 6 janvier
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qui y aura beaucoup de crédit , et cjui ne s'en servira pas à mon avantage >; à quoi je pourrois ajouter que c'étoit rentrer de bonne grâce au[)rès de la Reine >, à qui j'étois quand je suis sorti de la Cour. Mais quand je pensai que ce que je ferois par devoir seroit attribué à intérêt, et que ceux oui ne m'aiment point publieroient que je suis allé à la Cour à cause des intelligences que i'j avois conservées, je vous avoue que la considération de mon honneur l'emporta sur toutes les autres , et que je fis dessein dès lors de à&meurer ici volontairement, et de chercher les moyens d'y servir. Depuis , ^f. de Longueville y étant entré avec M. le prince de Conti, je hasardai de voir le premier, avec qui l'on m'avoit fait croire que je n'étois pas bien , et, m'étant offert à lui, il a si bien reçu ma bonne volonté que j'espère au'il me donnera de l'emploi, s'il rait quelque cnose. Je souhaiterois fort qu'à allât en Normandie , tant parce que je l'y serviroîs plus utilement qu'à Paris, qu'à cause que je ne serois pas obligé d'y voir des gens que vous savez.
Toutefois, quoi qu'il en puisse arriver, mon dessein est de le suivre et de n'abandonner point ses intérêts, tant que cette affaire durera; et ce oui m'y engage encore plus est que j'ai vu madame de Longueville S qui, bien loin de me don-