‹ Mémoires de Henri de CampionChapitre 139 sur 151 · I . Madame de Vascœuil étoit sœur des Campion · texte numérisé non relu

I . Madame de Vascœuil étoit sœur des Campion

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j'aime mieux être demeuré en France si je lui suis inutile au pays où elle va, n'étant plus guère d'âge ni d'humeur à voyager dans les pays étrangers; outre que je sais (jue mon retour réjouira toute notre famille , je crois aue vos prières à vous et à madame de Berville > m'ont attiré ce bonheur-là. Je vous réponds ou'il y a beaucoup à profiter d'avoir des dévotes oans sa famille, et que je suis bien éloi^^ d'être de l'humeur de ceux qui disent que cela porte malheur, et j'attends un jour ma conversion de vous et d'elle, moyennant la grâce de Dieu. Je sais que quelques-uns de vos Messieurs ne content à rien notre volonté >; mais je suis bien aise que vous ne soyez i>as de cette opinion, et que vous, qui dogmatisez et faites oes catéchismes, n'entrepreniez pas de persuader une doctrine qui, bonne ou mauvaise, pourra apporter du trouble et de la division dans l'église , par la contradiction de la plupart des reugieux de France. Je trouve votre bon ami le Père Saint- Pé tout à fait raisonnable sur ce chapitre, comme en tout le reste. C'est avec raison que vous avez tant d'amitié pour lui , et je le trouve un des plus agréables et des moins façonniers de tous ceux qui font profession de conquérir des âmes pour le ciel. Je n'ai jamais vu d'homme aue je croie plus capable d*être directeur que lui. Je sais que je fais bien ma cour auprès de vous en parlant ainsi; mais je le dis sans complaisance, avec ma sincérité ordi-i-

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