Les Jansénistes
d'Alex, de Campion. 417
naire ^ et de la même manière dont je vous assure de la continuation de mon amitié.
A Jumiéges, ce ... janvier i6(o.
I . On trouve à la fin du Recueil de Lettres, etc., une élégie où Alexandre de Campioa .chante sa conversion. En voici quelques vers :
« Pardonnez-moly grand Dieu , mes faiblesses passées.
Vous qui voyez si clair dans toutes mes pensées,
De celles du passé perdez le souvenir,
Et ré£lez, s'il vous plaît, celles de V avenir.
J'ai failli, je l'avoue, et devant mon caprice
Au trône des vertus j'ai fait régner le vice.
Si j'ai persuadé quelques jeunes esprits
De qui je me trouvai trop follement épris.
Aujourd'hui de bon coeur mes offenses j'abjure,
Et, pour le Créateur quittant la créature.
Je demande pardon en toute humilité
Et renonce à moi-mime avec sincérité.
Mes soupirs autrefois s'attachèrent au vice.
Ils changeront de but, et non pas d'exercice.
Et, si j'en fis jadis pour des objets mortels.
J'en ferai désormais au pied de vos autels. »
FIN DES LETTRES D'ALBXANORE DE CAUPION.