Lettres
armée étant occupée devant Aire > , si M. de Lorraine ne le joint, il faut qu'il périsse ou qu'a fuie. Je m'en retournerai dans huit jours , et je ferai mener tous vos chariots , lès cent casaques de vos gardes, avec tout ce que vous m'avez commandé par M. de Pragues. Mais , après vous ^voir rendu raison de l'état de vos affaires, vous trouverez bon, s'il vous plaît, que je vous dise, avec le respect que je vous dois , que M. de Cbâtillon ne vous fait guère de peur, puisque vous songez à me railler dans votre lettre ; et c'est me savoir fjeu de gré des services que je vous rends en réunissant une illustre personne avec vous et en vous procurant une amie qui ne l'avoit jamais été ». Elle est persuadée de votre amitié parles remercimens (}ue vous lui en faites dans votre lettre; mais , si elle avoit vu celle que vous m'écrivez , peut-être n'a^roit-elle pas avec tant de chaleur, vos railleries n'étant pas trop obligeantes pour elle. Elle a écrit au Comte-Duc de scwrte que son assistance ne vous sera pas inutile ; même, comme elle a tout pouvoir sur Dom Antonio Sarmiento, elle l'a fait écrire de la même manière, et elle a un très-grand zèle pour vous. Je ne sais si vous seriez quitte à si bon marché aue vous pensez si l'état de vos affaires vous obligeoît à faire un tour ici , ou si les siennes lui faisoient prendre le chemin de Sedan. Enfin, je ne jurerois pas cjue vous ne m'envoyassiez un jour promener, si vous croyez les choses comme vous les écrivez , et que je ne fusse le malheureux comme