‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle éd (volume 2)Chapitre 132 sur 231 · LETTRE LVI · texte numérisé non relu

LETTRE LVI

Je pars présentement d'ici pour aller trouver M. le duc de Lorraine < à Vaudrevange, où j'ai appris qu'il étoit. Je ne doute point que vous ayez été surpris de la peine que j'eus hier à me résoudre à venir ici, et je vous avoue qu'à moins d'un commandement réitéré que M. de Beaure-

promis de vous déduire par vous supplie très-humblement d'être persuadé que je n'ai point fait cette difficulté pour le hasard qu'il y a pour moi à passer auprès des villes où je puis être pris par les garnisons françoises. J'ai tant de passion pour vos intérêts , et si peu pour la conservation de ma vie , que je la tiendrois très-bien employée si je l'avois perdue en vous rendant quelque service considérable ; mais , quand je pense que vous m'envoyez avec une simple lettre de créance Vers un homme qui n'a jamais été de vos amis , et qui vient d'abandonner les intérêts d'Espagne et de faire un traité

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