‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle éd (volume 2)Chapitre 14 sur 231 · Ancienne ville de Lorraine , chef-lieu de châtellenie · texte numérisé non relu

Ancienne ville de Lorraine , chef-lieu de châtellenie

çix lieues de notre camp vers les montag

Quelque temps après le Maréchal reçut un i

fort de quinze cents gentilshommes de Non

die « bien montés et fort dorés, de deux i

dragons, tous vêtus de casaques aux couleur

cardinal de Ricbelieu, de plusieurs régîm(

d^înfanterîe et <ie force noblesse de Champa

et de î>icardîe aux ordres du duc d'Ançoulèm

qui venoit commander l'année con|oimen

avec le maréclial de la Force. L'arrivée de

secours força le duc de Lorraine à décan

pour marcYier à Ramberviller, où il se retranc

Nos généraux s'allèrent poster à Magnière

à une demî-lieue des ennemis, où ils rester

assez inutilement quinze jours, pendant lesqi

le marcrois ^e Sourdis^, maréchal de camp, i

attaciuer M-oien, bon château peu éloigné

notre camp , avec le régiment de Normandi

dcujc autres. Nous le prîmes au bout de c

îours et y perdîmes notre major et quelq

soldats-

QuaiKi les généraux virent que la noblesse

^3^^x <i« ^^ ^^^ ^^^^y ^^5 "" P<>ste où l'on trouvoit: pas de subsistances pour de Pargent, au'un gr-axid nombre cherchoient des prétex

i -^ feiloï»^^es de Nancy; aujourd'hui cheMicude can ^ *n-.rT<3Xic3i*s»c«nent d'Épinal, département des Vosges. ** ^ C'é^o^^ rarrière-ban fourni par cette province.

-* c^Vi^T^cs de Valois, duc d'Angouléme, fils naturel

'^^\cs. 13C et de Marie Touchet.

^ ^tovLV'g de Lorraine sur la Mortagne; canton de G iy^^Ùl^^-m arrondissement de Lunéville, département de

'j. c::Xm:^T\es d'Escoublcau , marquis de Sourdb, marée .^^^crmç> du icr mai 1652.

54 MÉMOIRES DE CaMPION.

pour retourner chez eux, ils résolurent de se porter vers Baccarach ', à deux lieues au-delà de Ramberviller, afin de coupler les vivres aux ennemis, et de les obliger à quitter leurs retranchemens , sans lesquels ils n'étoient pas en état de nous résister. Nous restâmes quatre ou cinq jours à Baccarach, pour les affamer si nous pou^ vions, en enlevant leurs convois, et ils soufFroîent déjà assez pour être réduits à décamper inces- ' samment , ce qui auroit donné lieu à une action sans doute avantageuse pour nous, lorsque le duc d'Angoulême et le maréchal de la Force apprirent que le duc de Weimar et le cardinal de la Valette, qui occupoient le long du Rhin la plupart des places de l'électeur de Mayence, avoient été contraints de les abandonner et de se retirer jusqu'à Metz, devant Galas*, général de l'armée impériale, composée de quarante mille hommes, pour ne pas se commettre avec des forces aussi supérieures aux leurs. Cette retraite, dans laquelle le duc de Weimar acquit tant de gloire, et que l'on prétendit n'être guère moins belle que celle des dix mille Grecs , que Xénophon ramena de Perse en leur pays , ne laissa pas d'obliger nos généraux à se replier vers Nanci, pour ne pas se trouver resserrés et en péril entre Galas et le duc de Lorraine. Ils marchèrent à Saint-Nicolas, près de Nanci, où le duc de Weimar, le carainal de la Valette et

1 . Chef-lieu de châtellenie âu pays Messin ; maintenant chef-lieu de canton de l'arrondissement de Lunéville, département de la Meurthe.

Page 1