I. Aml^roise, marquis de Spinola, mort le 25 septembre i6jo
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Lecques et d^Argencourt proposèrent de garder le retranchement, qui étoit assez bon , et de donner promptement avis au prince de Condé à Narbonne de l'état des choses, afin (ju'avec notre cavalerie, la noblesse et les milices du pays, il nous vint secourir avant que les ennemis eussent le temps de se retrancher; ce qui tt'étoit pas sans apparence d'un bon succès. Le maréchal de Schomberg balançoit et sembloît porté à suivre ce sentiment, tant pour les raisons qu'on lui avoit alléguées oue pour les difficultés de la retraite, lorsque le sieur d'Espenan remontra que si nos troupes, quilaisoient encore huit mille nommes de pié, sans les valets , se laissoient assiéger, il n'y auroit pas de vivres dai^ Salces pour plus d'un mois, délai trop court pour qu'il lAt vraisemblable que le prince de Condé se trouvât en état de venir forcer les ennemis, d'autant qu'il n'auroit que des mi- Jices, et que la nature des lieux rendroit la cavalerie comme inutile; que s'il étoit besoin d'attaquer les Espagnols, comme il le croyoit, il . paraissoît à propos que notre infanterie, h meilleure du royaume, allât joindre le prince, pour, avec ce qu'il rassemUeroit d'ailleurs, revenir foire un effort, que, selon les apparences, les ennemis ne pourroient soutenir. Que si on lui vouloit laisser deux régimens avec ce qu'il avoit déjà de monde, 11 répondoit de tenir dans Salces, et de donner quarante jours de temps pour le secourir.
Le Maréchal se laissa entraîner à ce dernier avis, et après, avoir fait entrer dans la. place les deux régimens qui, avec ce qui y étoit déjà»
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faisoient deux mille hommes, et laissé ce qull y avoit de plus difficile à emporter, il ré^kit de partir la nuit suivante. L'artillerie, les cham rettes et chevaux de bagage de l'armée, avaient été heureusem^t envoyés quelques jours aupa- ^ravant dans des quartiers de fourrages avec la •cavalerie, de sorte que n'y ayant que de rinfsoiterie et des chevaux de bât à taire retirer, et pea de distance jusqu'aux montagnes, on juçea la chose faisable; et pour y mieux réussir, on détacha à deux heures de nuit des hommes pour aller escarmoucher du côté de Leucate, où il y avoit apparence que nous nous retire- Tions. En même temps l'on fit sortir du retrait chement toute l'infanterie, que l'on mit en bataille. On plaça à la tète ce qu'il y avoç de bagages, précédés par des hommes détachés, et l'on commença à prendre sur la gauche, vers les montages les plus difficiles, sans battre le tambour m faire aucun bruit.
Nous trouvâmes quelques escadrons des ennemis entre le camp et les montages, mais les -décharges qu'on leur fit les obhgèrent à nous laisser Te passade libre, à cause qu'ils n'avoient point d'infantene. Sitôt que nous eûmes gagné le pié des montagnes, on commença à défiler, et l'on rappela ceux qui escarmouchoient du c6té de Leucate. Le défilé dura plus de deux heures, pendant lesquelles les ennemis, s'étant apperçùs de notre dessein, firent venir de l'mfanterie pour nous charger en queue. Elle arriva comme notre régiment , qui couvroit la retraite , commençoit à marcher.
Nous avions un capitaine, un lieutenant et
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un oiseîgne détachés à notre queue avec quatre* vingts hommes, qui tinrent ferme pendant notre mouvement, et dont le feu. tua plusieurs des ennemis et arrêta les autres, lesquels craignirent de se compromettre dans l'obscurité ; qui étoît
Ende. Dorant cette incertitude, nos hommes achés gravirent la montagne après nous, et iious fîmes encore près de quatre lieues , toujours dans ce terrain aifficile. Les Espagnols nous suivirent encore quelque temps, mais sans oser nous attaquer. Il est certain que s'ils liassent entremis vigoureusement, ils nous auroient infailliblement défaits ; pouvant dire que je n^ai pas vu les soldats du régiment de Normandie phis étonnés que. cette fois, et ils se seroient débandés dans les montagnes si on les eût drar^ vertement, quoi que les officiers eussent pu faire pour les retenir. Cela prouve qu'il est difficife ae faite une retraite la nuit devant une armée ennemie sans hasarder de tout perdre, les soldats songeant plus à se sauver à la faveur de l'obscurité qu'à ooéir à leurs chefs.
Lorsque nous filmes en sûreté, l'on nous mit dans des quartiers de rafraîchissement, et le maréchal de Schomberg aUa trouver le prince de Gondé à Narbonne, où le vicomte d'Arpajon étoit aussi. Après lui avoir rendu compte de l'état des choses, le Prince résolut de secourir Sakes avant que les ennemis fiissent retranchés devant la [dace. Pour exécuter ce dessein , il aôembia en diligence la noUesse et les mitices du pajs, où tout le peuple est armé et s'exerce les |ours de fêtes à tirer. L'autorité du Prince et du Maréchal, gouverneur de la province, fit
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qu'en quinze jours il se trouva quinze mille hommes de pié de milices et deux mille gentilshommes à Sigean, où étoit encore notre rendezvous. Ces forces, avec les troupes de l'armée, faisoient vingt-deux mille hommes d'infanterie et quatre mule chevaux. Le Prince, après les avoir vus en bataille, les fit marcher vers Leucate au commencement d'octobre. L'on campa ce jour-là près de Leucate, et le lendemain on s'avança par les montagnes pour gagner celles qui sont au-dessus de Salces. Le régiment de Normandie avoit l'avant-garde, et nous arrivâmes sur les trois heures à portée de voir ce qui se faisoit au camp des ennemis. Leurs retranchemens' n'étoient ooint encore en état, et même il y avoit un enaroit près du pié de la montagne où deux escadrons pouvoient entrer de front dans le camp, les lignes n'y étant pas encore jointes. L'on mit notre avant-garde en bataille sur le haut de la montagne , pendant que les ennenùs s'y mettoient dans la plaine, mais en gens étonnés. L'on voyoit courir les chefe de côté et Ti 'autre, et des bataillons et des escadrons quitter des postes, puis les reprendre, comme ne sachant ce qu'ils faisoient.
Nous découvrions beaucoup de poussière sur le chemin de Perpignan , et sûmes depuis que c'étoient leurs bagages qu'ils commençoient à y faire filer, jugeant qu'ils ne pourroient nous empêcher de secourir Salces. Le sieur d'Espenan étoit déjà monté à cheval pour nous recevoir. Le maréchal de Schomberg, qui étoit à la tète de l'avant-garde, alla trouver le prince de Condé, et lui dit que s'il approuvoit qu'il donnât sur-le-
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champ avec elle, il répondoit de la défiiite des Ei^agnols; et afin de prouver ce qu'il avançoit, il le mena en lieu d'où il pût voir leur étonnement. Le Prince répondit qu'il croyoit ce que nous avions là de monde capable de battre les ennemis, mais qu'il ne falloit pas entreprendre avec hasard et perte ce que l'on feroit sans combat quand toute l'armée seroit arrivée, et qu'en attendant au lendemain matin le succès étoit infaillible. Tous ceux qui étoient présens conclurent avec le Prince qu'il seroit impossible aux Espa^ols de nous résister, vu même que l'on savoit que leur cavalerie se rafraichissoit dans les montagnes à plus de dix lieues de Salces. L'on ne songea plus qu'à se reposer jusqu'au lendemain. Le soir toutes les troupes arrivèrent. Le maréchal de Schomberg et le duc de Saint- Simon % général de la cavalerie, soupèrent à notre tête avec nous, n'ayant amené aucun bagage non plus que le reste de l'armée. Le temps nu clair et tout-à-fait serein jusqu'à une heure de nuit, qu'il commença à pleuvoir avec une telle violence que l'on n'avoit jamais vu chose pareille en ce pays; outre cela, le vent et les éclairs nous incommodoient autant que la pluie. Nous étions sur des montagnes pleines de rochers, et si nues au'il n'y avoit ni arbres ni maisons à plus de deux lieues de nous, hors à Salces. De plus, la plupart n'avoient point apporté de manteau, tant la beauté du temps nous
I. Claude de Rouvroy, duc de Saint-Simon depuis le «ois de janvier 1635. Il avoit été le favori du roi, et il firt ic.père de l'auteur des Mémoires.
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avoit trompés, et nous n'avions tous que dés» habits d'été, à cause de la chaleur du cEmat;* aussi ce déluge nous mit fort en désordre. Sa violence faisoit espérer qu'il ne dureroit pas; mais quand on vit que la pluie augmentoit tou-*: jours, chacun commença à craindre. Fendant la nuit nous voyions des feux au haut des pique& de. nos soldats, à-peu-près comme des vers luisans. Je crois que cela venoit de cause naturelle^ mais beaucoup ne laissoient pas de s!en étonner. Nous attendions le jour avec impatience , mais sa. venue ne nous consola point, la pluie augmentant toujours, et n'y ayant dans l'armée ni un mousquet en état de tirer, ni un homme qui ne fût à moitié noyé et transi de froid. Nous voyions les ennemis dans leurs tentes, à la réserve des escadrons et des hommes détachés qui étoient de garde. Le mauvais temps augmentant toujours, le sieur de Lecques proposa de faire donner tout le monde l'épée à la main; mais la connoissance que l'on eut que les armes des Espagnols étoient à couvert avec eux, jointe à l'atattement dans lequel le froid et la pluie àvoient jeté nos soldats, nrent juger que nous aurbns. trop de désavantage daiis ce combat.
Après midi, la noblesse et les milices, voyant toujours augmenter la çluie sans qu'il y eût de bois pour se chauffer, ni nul couvert, commencèrent à se retirer par les montagnes dans les villages les plus proches, abandonnant même leurs piques ou leurs mousquets. Bientôt beaucoup de cavaliers, soldats et officiers des troupes n'en pouvant plus, firent la même chose, ce qui engagea le prince de Condé à se retirer aussi
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avec son canon. Le maréchal de Schomberg resta à notre tête pour couvrir la retrahe. Comme nous commencions à quitter le haut de la montagne , deux escadrons des ennemis y montèrent, et voulurent s'emparer d'un de nos canons qui éXùix embarrassé aans des pierres, mais un es* cadron de cavalerie qui nous étoit resté alla si résolument à eux qu'ils se retirèrent. Nous marchâmes ensuite sans obstacles jusqu'au plus prochain village, qui étoit à deux lieues de là, ^s les montagnes. Notre régiment , qui étoit de mille deux cents hommes avant la pluie, ne se trouva pas de deux cents en arrivant au quartier. Le mauvais temps dura jusqu'au lendemain matin, et l'armée étoit tellement dissipée que l'on ne put rassembler six mille hommes. Tous les miliciens et la plupart des gentilshommes, s'étoient retirés chacun chez soi, et un grand nombre de soldats des troupes se trouvoient si écartés que l'on n'en avoit aucunes nouvelles. Je croîs que c'a été la première armée dé&ite par la seule pluie. Après ce fâcheux accident, le prince de Condé nous envoya dans des quartiers, pendant qu'il alla à Narbonne essayer de rassembler les débris des troupes du pays. Il fut près d'un mois à employer tous ses soins et son crédit pour se remettre en état d'aller aux ennemis, car la perte d'une bataille ne nous eût pas tant coûté que cette pluie.
Le prince de Condé, ayant ordre de secourir* Salces à quelque prix que ce fùx, nous assembla eiicore à Sigean, au nombre de douze mille hommes de pié et de trois mille chevaux, et nous fit avancer près de Leucate, d'où nous-
partîmes le jour de la Toussaint pour aller camper dans les montagnes, et le lendemain 2 novembre, jour des Morts, nous fûmes nous mettre en bataille sur la hauteur au-dessus de Salces. Pendant le mois employé à rétablir les troupes, les Espagnols avoient rendu très-bons leurs retranchemens , qui étoient si élevés que l'on n'y pouvoit monter sans échelle; ils avoient creusé des fossés larges et profonds , construit des redoutes de cent en cent pas , un fort au pié de la montagne, vers la forteresse, un autre près de l'étang, et entre eux un troisième en. forme de tenaille , excellent et qui défendoit l'espace entre les retranchemens et les montagnes , seul endroit par où on pouvoit attaquer, parce que pour prendre les Espagnols de l'autre côté, il auroit fallu faire un grand détour et se mettre entre Perpignan et leur camp, qui étoit aussi bien retranché dans cette .partie, sans que les troupes que l'on y eût envoyées eussent pu seconder celles du lieu où nous étions, ni en être . aidées, et sans qu'elles pussent se sauver, à moins que de forcer les ennemis, à cause du grand circuit qu'il auroit fallu prendre et de la difficuhé des montagnes. On se détermina donc à' n'attaquer qu'entre l'étang et la montagne au-dessus de Salces.
Le marquis de Spinola avoit, dès le commeivcement du siège, attaqué la place fort vigoureu- , sèment; mais le sieur d'Espenan s'étoit si bien défendu, et lui avoit tant tué de monde en plusieurs sorties, et si bien gardé le fossé par les hommes qu'il y avoit retranchés , qu'il n'avoit pas été possible aux assiégeans d'y faire de descente.
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Cette opiniâtre résistance fut cause que le Marquis, après avoir employé un mois en travaux et attaques inutiles contre les assiégés, voyant sa circonvallation en état d'empêcher le secours, ne songea plus qu'à les prendre par Êunine, et ayant retiré son canon des batteries, le mit dans les forts qui défendoient ses lignes, ce qui étoit fait lorsque nous parûmes sur les montagnes. Cette seconde fois, l'armée ennemie étoit de douze mille hommes de pié et de deux mille chevaux, et, s'étant mise en bataille entre l'étang et la montagne au-dessus de Salces, il y avoit tout le long des li^es et dans les forts triples rangs continus d'mfenterie, et derrière toute la cavalerie. Les Espagnols n'a voient laissé que de simples gardes dans le reste de leur circonvallation, sachant que nous n'avions point de troupes du côté du pays, et qu'il n'y en poiivoit descendre sans qu'ils les vissent, et eussent du temps de reste pour leur en opposer.
Nous découvrîmes les ennemis du haut de la montagne , dans la situation que je viens de décrire , et qui fit juger impossible de les forcer. Néanmoins le prince de Condé , qui avoit ordre de la Cour de secourir la place, craignant, s'il ne hasardoit rien, que le cardinal de Richelieu ne prit ce prétexte de le perdre, résolut de faire donner l'infanterie de l'avant-garde, avec dessein, si les Espagnols s'étohnoient et que les. lignes s'emportassent, de la soutenir du reste de l'armée; mais que si, comme il y avoit appa-. rence, elle étoit repoussée, il seroit en mesure avec la cavalerie et l'infanterie de l'arrière-
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garde d'empêcher les ennemis de défaire les troupes qui auroîent attaqué, et de se retirer ensuite sans risque, à cause de l'avantage des montagnes. Ayant conununiqué ce projet au maréchal de Schomberg, au vicomte d'Arpajon, aux sieurs de Lecques et d'Argencourt, nous eûmes ordre de donner avec l'avant-garde, Composée de six mille hommes. Nous choisîmes l'attaque du milieu, à la tenaille dont j'ai parlé > comme le point le plus périlleux et le plus utile à emporter.
Deux autres régimens furent chargés d'attaquer lés lignes sur notre droite et notre gauche ; le régiment de Navailles et deux autres, le fort et les lignes près de l'étang; enfin le régiment de Languedoc avec encore deux autres , le fort et les lignes au pié de la montagne près de Salces. Tous ces ordres furent donnés à une heure après midi. L'on fit avancer deux pièces de canon au milieu de la descente de la hauteur, pour tirer dans la tenaille.
Nous allâmes, le sieur d'Espanelle et moi, dire au maréchal de Schomberg que s'il voukôt faire descendre le canon au bas de la montagne, cela favoriseroit extrêmement notre attaque. Il repartit avec un visage affligé du péril où l'on nous alloit mettre inutilement, que ce n'étoit pas l'intention du prince de Condé. Nous jugeâmes alors qu'on ne vouloit hasarder que nous, et résolûmes de mourir de bonne grâce. Nous avions presque tous, le jour d'auparavant, fait ce que les chrétiens ont accoutumé de faire <juand ils vont à des actions si périlleuses; mais j'avois dans l'esprit un scrupule qui m'embarrassoil :
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c'est que le sieur de Soion*, lieutenant dans notre résinent, et neveu de Guitaut^, depuis cupitaine des gardes de la Reine, avoit quelque temps auparavant reçu un soufflet d'un de nos capitaines très-brave,* appelé du Tue?, et avoit ensuiteété contraint par le maréchal de Schomberg de s'accorder; mais n'étant pas content, il me pria, comme son intime ami , de le servir contre du Tue, sitôt que nous ne serions plus sous la charge du Maréchal. Je le lui avois promis avec joie, et nous attendions la fin de la campagne pour vider cette affaire, qui m'inquiéta fort dans l'occasion hasardeuse où nous étions, parce que j'ai toujours eu grande vénération pour la religion, quoique grand pécheur. Je ne parlai pas néanmoins de mon embarras à mon ami, me contentant de lui dire tout haut devant son ennemi, que dans la circonstance il ne falloit songer qu'à bien servir le Roi et L^public.
Notre bataillon étoit de huit cents bons soldats et de trente-cinij officiers, desquels on commanda les deux capitaines, lieutenant et enseignes de tour pour la garde de fatigue de se tenir à la queue de la troupe pour empêcher que Bul soldat se débandât. L'on détacha deux capitaines, deux lieutenans et deux enseignes,
1 . Ou Soyon. Quel lien de parenté avait-il avec mademoiselle de Soyon, fille d'honneur de Madame, qui entra chez les Carmélites pour échapper aux poursuites du duc d'Orléans, en sorût après la disgrâce de Pabbé de la Rivière et eut part an gouvernement de la petite cour du Luxembourg ? Mimde madame de Motteville,