‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle éd (volume 2)Chapitre 42 sur 231 · Dans le comté de Sussex · texte numérisé non relu

Dans le comté de Sussex

2. Bernard de Nogaret de la Valette, duc d'Épcrpon. Accusé d'avoir empêché le prince de Condé de prendre Fontarabie, il s'étoit réfugié en Angleterre vers la fin de 1 6)8. Il mourut le 25 juillet 1661.

j. Charles, marquis, puis duc de la Vieuville. Il avoit été arrêté le 1 3 août 1624 et enfermé dans le château d'Amboise; mais il parvint à s'en échapper en 1631. Il se réfugia alors en Angleterre. Mort le 2 janvier 1653.

4. Claude de Bourdeilles, comte de Montrézor, Pauteur des Mémoires. Il avoit été excepté, aussi bien que la Vieuville, du bénéfice de la déclaration accordée au duc d'Orléans en octobre 163^^.

5. François-Jacques d'Amboise, comte d'Aubijoux, chambellan du duc d'Orléans.

6. Louis d^Astarac, marquis de Fontrailles. Il s'étoit sauvé en Angleterre après la découverte de la conjuration de Cinq- Mars. Mort en 1677.

7. Il étoit en Angleterre depuis la mort du comte de Soissons auquel il avoit été attaché, dont il avoit servi toutes les intrigues et tous les complots. Nul ne fut plus avant que lui dans le projet d'assassiner le cardinal de Richelieu à Amiens.

Année 1642. 161

contre le comte d'Essex, général du parlement, dans laquelle ayant eu beaucoup d'avantages, quoiqu'il ne la ga^ât pas entièrement, il contraignit ses ennemis de se retirer à Londres, et s'en approcha si près qu'il mit la ville en grande épouvante. Cela ne nous empéchoit pas d'y passer la vie avec beaucoup de douceur. Je gjafinai beaucoup d'areent au jeu, et me mis en si bon état que quand le duc de Beaufort parla de me bailler pension , je lui dis que lorsqu'il auroit établi sa fortune, j'espérois qu'il songeroit à la mienne, et que jusques-là je ne lui demanderois rien.

Pendant les désordres des Anglois, qui ont à la fin changé la forme de l'Ëtat, après que par une cruauté sans exemple, ils ont fait couper la tète à leur Roi ', nous eûmes avis que le cardinal de Richelieu étoit malade, et peu de temps après qu'il étoit mort^ au comble de la fortune et ae la gloire.

En apprenant cette nouvelle, qui donna aux exilés la joie que l'on peut penser, le duc de Beaufort reçut une lettre de la Reine, près de laquelle il étoit alors tout-à-fait bien, et qui le pnoit de repasser en France. Cela nous fit partir en poste la même nuit , les mêmes que nous étions venus avec le Duc. Nous nous rembarquâmes à Rie, et fûmes mettre pié à terre à Saint-Valeri en Caux ?. Nous y achetâmes des chevaux sans nous faire connohre, ayant appris en arrivant

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